HSBC paie une amende de 1,92 milliard de dollars aux Etats-Unis

mardi 11 décembre 2012 09h35
 

par Carrick Mollenkamp et Brett Wolf

(Reuters) - La banque britannique HSBC a annoncé mardi qu'elle paierait une amende de 1,92 milliard de dollars (1,48 milliard d'euros) pour mettre un terme à une enquête ouverte il y a plusieurs années par les autorités américaines pour blanchiment d'argent.

Il s'agit de la plus importante amende jamais payée par une banque.

"Nous assumons la responsabilité de nos erreurs passées. Nous avons déjà dit que nous en sommes profondément désolés et nous le disons une nouvelle fois. Aujourd'hui, HSBC est une entité totalement différente de celle qui avait commis ces erreurs", déclare Stuart Gulliver, directeur général de HSBC, cité dans un communiqué.

"Au cours des deux dernières années, sous la houlette d'une nouvelle direction, nous avons pris des mesures concrètes pour remettre de l'ordre dans ce qui n'allait pas et pour collaborer activement avec les autorités gouvernementales (...)."

HSBC a précisé qu'elle s'attendait également à conclure un accord avec la Financial Services Authority (FSA), les instances de régulation du secteur financier britannique.

Le 5 novembre, le groupe avait annoncé avoir inscrit dans ses comptes une provision de 1,5 milliard de dollars pour couvrir l'amende susceptible de lui être infligée dans ce dossier, qui porte entre autres sur des soupçons d'infraction à la législation sur le blanchiment au Mexique.

Mais Stuart Gulliver avait alors prévenu que le coût final du dossier pourrait être "nettement plus élevé".

En juillet, une sous-commission du Sénat américain avait publié un rapport accusant HSBC d'avoir aidé certains de ses clients à transférer des fonds d'origine suspecte hors du Mexique, d'Iran, des îles Caïman, d'Arabie saoudite ou de Syrie. La banque avait alors présenté des excuses publiques.   Suite...

 
<p>La banque britannique HSBC va payer une amende de 1,92 milliard de dollars (1,48 milliard d'euros) dans le cadre d'un accord &agrave; l'amiable avec les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines, qui l'avaient accus&eacute;e de non-respect des r&egrave;gles en mati&egrave;re de blanchiment d'argent. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse</p>