L'Italie inquiète les marchés, l'UE et Berlin soutiennent Monti

lundi 10 décembre 2012 13h14
 

par Lisa Jucca et Giulio Piovaccari

MILAN (Reuters) - La perspective de voir Mario Monti abandonner prochainement la tête du gouvernement italien a ravivé lundi les inquiétudes suscitées par la situation économique et politique de la péninsule, sur les marchés comme parmi les dirigeants européens.

Le président du Conseil a annoncé samedi qu'il démissionnerait sitôt le projet de budget 2013 adopté par le parlement, prenant ainsi acte de la décision du PDL, le parti de son prédécesseur Silvio Berlusconi, de lui retirer son soutien.

La décision de Mario Monti et celle de Silvio Berlusconi de se présenter aux législatives prévues début 2013, font craindre une remise en cause des politiques d'assainissement budgétaire et de réformes structurelles engagées par le gouvernement actuel.

"La principale inquiétude, c'est la perspective d'un retour à l'instabilité économique", explique Davide Pasquali, président du fonds d'investissement Pharus Sicav.

Les élections législatives, jusqu'à présent attendues en mars, pourraient avoir lieu en février si le gouvernement Monti démissionne avant Noël.

La Bourse de Milan perdait 3,65% à la mi-journée tandis que le rendement des emprunts d'Etat italiens à 10 ans s'envolait de plus de 30 points de base à 4,87%, portant le "spread" avec les obligations allemandes à 357 points, contre 574 points au plus fort de la crise financière.

"Si le spread revient au-dessus de 400 à 450 points de base, les banques italiennes auront beaucoup de mal à accéder au marché des capitaux", explique un économiste italien.

Les valeurs bancaires étaient de fait parmi les plus chahutées en Bourse: Banca del Monte dei Paschi di Siena chutait de 7,2% vers 11h00 et UniCredit de plus de 6%.   Suite...

 
<p>La perspective de voir Mario Monti abandonner prochainement la t&ecirc;te du gouvernement italien a raviv&eacute; lundi les inqui&eacute;tudes suscit&eacute;es par la situation &eacute;conomique et politique de la p&eacute;ninsule, sur les march&eacute;s comme parmi les dirigeants europ&eacute;ens. Le pr&eacute;sident du Conseil a annonc&eacute; samedi qu'il d&eacute;missionnerait sit&ocirc;t le projet de budget 2013 adopt&eacute; par le parlement. /Photo prise le 8 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Eric Gaillard</p>