Athènes envisage de nouvelles invitations sur le rachat de dette

dimanche 9 décembre 2012 22h56
 

ATHENES (Reuters) - La Grèce pourrait solliciter de nouvelles offres de ses créanciers obligataires dans le cadre du programme de rachat de dette qui s'inscrit dans son renflouement international, ont annoncé dimanche des responsables grecs.

L'invitation pourrait être renouvelée lundi pour des offres qui s'ajouteraient à celles déjà reçues, ont déclaré à Reuters trois responsables au fait du dossier. "C'est possible", a dit un haut fonctionnaire du gouvernement à Reuters.

Un autre fonctionnaire gouvernemental et un banquier ont confirmé que l'idée était à l'étude.

La Grèce s'apprête à racheter à peu près la moitié de sa dette se trouvant aux mains d'investisseurs privés, a-t-on appris samedi. Les détenteurs privés d'obligations, grecs et étrangers, ont offert de présenter à l'opération les 30 milliards d'euros attendus par le gouvernement qui souhaite, avec ses bailleurs de fonds internationaux, ramener la dette publique à un niveau gérable.

Ces déclarations confirment des informations de la chaîne de télévision Mega qui rapportait dimanche qu'Athènes était très près des 30 milliards d'euros visés et qu'elle pourrait renouveler l'invitation pour une courte période.

La Grèce avait reçu vendredi des offres d'au moins 15 à 16 milliards d'euros émanant d'investisseurs étrangers et de 10 à 11 milliards d'euros de la part des banques grecques, a ajouté Mega.

Interrogé dimanche soir sur le déroulement de l'opération, le Premier ministre grec Antonis Samaras, qui se trouvait en visite à Munich, a déclaré : "la procédure s'est très bien passée".

"Je pense que lundi ou mardi, nous serons à même de dire avec une grande certitude que les choses se sont très bien passées", a-t-il ajouté.

La Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux se sont gardé de fixer un objectif contraignant à cette opération de rachat, si ce n'est de dire qu'Athènes y consacrerait 10 milliards d'euros au plus.

L'objectif est de racheter pour 30 milliards d'euros de titres et ainsi réduire la dette de 20 milliards d'euros nets, ont expliqué des responsables à Reuters.

Georges Georgiopoulos, Wilfrid Exbrayat et Danielle Rouquié pour le service français

 
<p>Le Premier ministre grec Antonis Samaras. La Gr&egrave;ce pourrait solliciter de nouvelles propositions de ses cr&eacute;anciers obligataires dans le cadre d'un programme de rachat d'obligations qui s'inscrit dans son renflouement international, ont d&eacute;clar&eacute; dimanche des responsables grecs. /Photo prise le 9 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Michaela Rehle</p>