Les banques grecques demandent à participer au rachat
par George Georgiopoulos et Karolina Tagaris
ATHÈNES (Reuters) - Les principales banques grecques ont demandé à leurs conseils d'administration l'autorisation de revendre leurs créances vis-à-vis de l'Etat, a-t-on appris vendredi de sources bancaires, une adhésion qui devrait permettre à Athènes d'atteindre les objectifs fixés par ses bailleurs de fonds internationaux.
Le rachat par la Grèce d'une partie de sa dette -sur lequel les créanciers doivent se prononcer d'ici la fin de la journée- est un élément clé du plan conclu le mois dernier avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) dans le but de ramener l'endettement du pays à un niveau soutenable.
Le gouvernement n'a pas l'intention de prolonger l'offre qui arrivait à terme vendredi à 17h00 GMT, ont indiqué des responsables du ministère des Finances, démentant une information de presse selon laquelle l'échéance pourrait être reportée jusqu'au début de la semaine prochaine.
Athènes a fait pression sur ses banques -qui détiennent quelque 17 milliards d'euros d'obligations émises par le Trésor sur les 63 milliards éligibles au rachat- afin qu'elles participent au programme et a promis de les protéger d'éventuels recours d'actionnaires en cas de pertes liées à ces cessions.
Le ministre des Finances Yannis Stournaras a appelé les établissements financiers du pays à accomplir leur "devoir patriotique" pour aider à la Grèce de sortir de l'impasse.
"Il y aura la même clause que celle incluse dans le PSI", la restructuration de la dette détenue par les créanciers privés mise en oeuvre en mars, a-t-il dit vendredi.
Les quatre plus grandes banques du pays ont demandé à leurs conseils de pouvoir revendre jusqu'à 100% de leurs avoirs en obligations nationales, a-t-on appris de deux sources bancaires.
"Les propositions des banques à leurs conseils d'administration étaient positives quant à l'offre de rachat, demandant l'autorisation de participer jusqu'à hauteur de 100%", a déclaré l'un des deux banquiers. Suite...

