Athènes ne prolongera pas son offre de rachat de dette

vendredi 7 décembre 2012 13h34
 

par Karolina Tagaris

ATHENES (Reuters) - La Grèce a confirmé vendredi son intention de clore en fin de journée, comme prévu initialement, l'offre de rachat d'une partie de sa dette publique à ses créanciers privés, ce qui doit lui permettre d'atteindre les objectifs fixés par ses bailleurs de fonds internationaux.

Ce rachat constitue l'un des volets du plan d'allégement du fardeau de la dette conclu le mois dernier par Athènes avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), avec pour objectif premier de ramener l'endettement à un niveau soutenable.

Le Trésor grec prévoit de consacrer dix milliards d'euros - apportés par les bailleurs de fonds - au rachat d'obligations d'Etat dont le cours actuel est tombé très loin de leur valeur faciale.

Les modalités de l'offre détaillées lundi sont légèrement plus intéressantes qu'attendu pour les investisseurs concernés, ce qui devrait suffire à assurer son succès et à réduire l'encours de la dette publique d'environ 20 milliards d'euros.

"La procédure sera close aujourd'hui ; prolonger ne s'impose pas", a déclaré un haut responsable du ministère des Finances. Un autre haut fonctionnaire a précisé que l'offre serait officiellement close à 17h00 GMT.

Le ministre des Finances Yannis Stournaras a déclaré à une radio que l'Etat prévoirait des dispositions protégeant les administrateurs des banques d'éventuelles poursuites que pourraient engager des actionnaires en cas de pertes liées au rachat.

"Il y aura la même clause que celle incluse dans le PSI", la restructuration de la dette détenue par les créanciers privés mise en oeuvre en mars, a-t-il dit.

Yannis Stournaras avait auparavant appelé les établissements financiers du pays à accomplir leur "devoir patriotique" pour assurer le succès du plan.   Suite...

 
<p>La Gr&egrave;ce a confirm&eacute; vendredi son intention de clore en fin de journ&eacute;e, comme pr&eacute;vu, l'offre de rachat d'une partie de sa dette publique &agrave; ses cr&eacute;anciers priv&eacute;s. /Photo prise le 26 novembre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>