EADS va désormais pouvoir réinventer sa stratégie

jeudi 6 décembre 2012 16h36
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Enfin devenue une entreprise "normale" 12 ans après sa création, EADS a désormais les coudées franches pour réorganiser ses activités et mener la croissance externe nécessaire pour se renforcer face à une compétition internationale accrue.

Le groupe européen d'aérospatiale et de défense a annoncé mercredi un nettoyage salvateur de son actionnariat, marqué par l'entrée directe de l'Allemagne et la sortie des groupes privés Lagardère et Daimler.

Près de deux mois après l'échec de sa tentative de fusion avec le groupe de défense britannique BAE Systems, EADS va devoir réinventer sa stratégie, son plan visant à augmenter son exposition à la défense pour réduire la prépondérance d'Airbus paraissant désormais caduc.

"C'est une deuxième naissance", a déclaré Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie et du marketing d'EADS sur Europe 1. "Il y a encore beaucoup de travail d'exécution mais c'est une rampe de lancement sur laquelle le groupe est placé".

La réorganisation a le mérite d'atteindre un des deux buts recherchés par Tom Enders, le président exécutif d'EADS, avec le projet avorté de fusion avec BAE: diminuer l'influence des Etats qui n'auront plus de droit de veto, la protection des intérêts stratégiques étant désormais garantie par des "sociétés nationales de défense".

Premier fournisseur des armées française et allemande, EADS leur vend notamment des missiles nucléaires, des avions de combat, des drones et des hélicoptères de combat et de surveillance.

UNE ENTREPRISE NORMALE

La parité franco-allemande, source d'incessantes tracasseries qui ont handicapé EADS depuis sa création, se limite désormais à la participation équivalente de 12% de Paris et Berlin, qui auront chacun leur mot à dire sur deux administrateurs proposés par la direction d'EADS.   Suite...

 
<p>Enfin devenue une entreprise "normale" 12 ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation, EADS a d&eacute;sormais les coud&eacute;es franches pour r&eacute;organiser ses activit&eacute;s et mener la croissance externe n&eacute;cessaire pour se renforcer face &agrave; une comp&eacute;tition internationale accrue. Le groupe europ&eacute;en d'a&eacute;rospatiale et de d&eacute;fense a notamment annonc&eacute; mercredi l'entr&eacute;e directe de l'Allemagne et la sortie des groupes priv&eacute;s Lagard&egrave;re et Daimler. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz</p>