La faible croissance britannique contrarie les plans de Cameron

mercredi 5 décembre 2012 15h53
 

par David Milliken et Peter Griffiths

LONDRES (Reuters) - Le ministre britannique des Finances a reconnu mercredi qu'il ne pourrait pas tenir sa promesse de faire baisser le niveau d'endettement du Royaume-Uni d'ici 2016 en raison de la dégradation des perspectives de croissance.

Dans son discours semestriel sur la situation budgétaire, George Osborne a expliqué qu'il faudrait attendre l'exercice 2016-2017 pour voir diminuer le ratio dette publique/produit intérieur brut, soit un an de plus qu'annoncé initialement.

La Grande-Bretagne, a-t-il ajouté, devra donc s'en tenir à sa politique actuelle d'austérité budgétaire en dépit des difficultés liées à la crise de la dette dans la zone euro et à la détérioration de la conjoncture mondiale.

Un constat qui justifie pour le gouvernement la prolongation de coupes dans les dépenses publiques jusqu'en 2017-2018, là encore un an de plus que prévu, ce qui se traduira entre autres par une baisse des prestations sociales ajustées de l'inflation.

"La Grande-Bretagne est sur la bonne voie. Faire demi-tour maintenant serait un désastre", s'est justifié le chancelier de l'Echiquier dans un discours au Parlement régulièrement interrompu par les huées de l'opposition. "C'est un chemin difficile mais nous y arriverons."

La croissance britannique ne devrait pas dépasser 1,2% en 2013, loin du niveau de 2% attendu en mars, a précisé le ministre en citant les nouvelles prévisions de l'Office for Budget Responsibility (OBR), l'équivalent de la Cour des comptes.

Et cette année, elle devrait se contracter de 0,1% alors que l'OBR tablait au printemps sur une expansion de 0,8%.

En 2014, la hausse du PIB ne serait que de 2%, soit 0,7 point de moins que prévu en début d'année.   Suite...

 
<p>Le ministre britannique des Finances George Osborne a reconnu mercredi qu'il ne pourrait pas tenir sa promesse de faire baisser le niveau d'endettement du Royaume-Uni d'ici 2016 en raison de la d&eacute;gradation des perspectives de croissance. /Photo d'archives/REUTERS/Sukree Sukplang</p>