Un peu moins de contraction mais pas de reprise en zone euro

mercredi 5 décembre 2012 13h02
 

par Andy Bruce

LONDRES (Reuters) - La contraction de l'économie de la zone euro a été un peu moins forte en novembre que ce qui avait été précédemment estimé, mais il n'y a pas pour autant de signe que la zone soit sur le point de sortir de la récession, montrent les résultats des enquêtes des directeurs d'achats publiées mercredi.

L'indice PMI composite de Markit, qui mesure l'activité de milliers d'entreprises de la zone euro, est remonté à 46,5 en novembre, contre 45,7 en octobre, dépassant la première estimation de 45,8 faite il y a dix jours.

L'indice n'en reste pas moins nettement sous le seuil de 50 qui marque la limite entre contraction et croissance, pour la quatorzième fois en quinze mois, et en l'absence de perspective de nouvelles mesures de soutien à l'activité, il y a peu de raisons d'espérer un rebond à court terme.

Selon Markit, la révision à la hausse de l'indice PMI par rapport aux estimations flash pourrait s'expliquer par un surcroît d'activité à la fin du mois, aucune autre raison ne pouvant être avancée.

"C'est une bonne nouvelle car cela pourrait être un signe que l'activité a atteint un plancher au troisième trimestre", estime Annalisa Piazza, économiste chez Newedge Strategy à Londres.

"On ne voit cependant aucun signe d'amélioration qui laisserait penser que l'économie de l'Union monétaire pourrait rebondir dans un futur proche. Notre scénario de base reste une nouvelle contraction du PIB au moins jusqu'au premier trimestre 2013."

PAS DE PRESSION INFLATIONNISTE

La France, l'Espagne et l'Italie sont les pays qui ont le plus pesé sur la tendance en novembre, alors que l'Allemagne a vu sa situation s'améliorer.   Suite...

 
<p>Les r&eacute;sultats des enqu&ecirc;tes des directeurs d'achats montrent que la contraction de l'&eacute;conomie de la zone euro a &eacute;t&eacute; un peu moins forte en novembre que ce qui avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment estim&eacute;, mais qu'il n'y a pas pour autant de signe que la zone soit sur le point de sortir de la r&eacute;cession. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Grimm</p>