Enel se retire de l'EPR de Flamanville

mardi 4 décembre 2012 20h17
 

MILAN/PARIS (Reuters) - Le groupe italien Enel a annoncé mardi son retrait du projet de construction de l'EPR de Flamanville (Manche), au lendemain de l'annonce d'une nouvelle augmentation du coût de la construction de ce réacteur nucléaire de dernière génération, qui avoisine désormais 8,5 milliards d'euros.

Enel, qui participe à hauteur de 12,5% à ce projet, a précisé qu'il serait dédommagé à hauteur d'environ 613 millions d'euros afin de compenser ses investissements déjà engagés, soulignant toutefois qu'il restait présent en France.

"Le marché français demeure stratégique pour le groupe Enel qui continuera à y être actif grâce à sa présence diversifiée dans les activités de négoce d'énergies renouvelables, de gaz et d'électricité", a-t-il dit dans un communiqué.

En dehors de la question du surcoût de Flamanville, EDF a estimé que le retrait d'Enel résultait également du rejet en juin 2011 par référendum d'un projet de relance du programme nucléaire italien.

L'Italie avait stoppé la production de ses quatre centrales nucléaires en 1987, après la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine.

"Cela a plus de sens industriel pour eux de sortir du projet de Flamanville suite au référendum de 2011", a observé une porte-parole d'EDF jointe par téléphone, précisant qu'en tenant compte des intérêts l'indemnité versée à Enel attendrait 700 millions d'euros.

Enel étant la seule société étrangère à posséder des parts dans le projet, EDF va récupérer l'ensemble des revenus à venir liés à la commercialisation de l'électricité produite par l'EPR, a ajouté le groupe français.

L'action EDF (-2,3% à 13,97 euros) a accusé mardi la plus forte baisse de l'indice CAC 40 à la Bourse de Paris, la question de la rentabilité de l'EPR étant désormais largement posée.

"EXPORTATION IMPOSSIBLE"   Suite...

 
<p>Le groupe italien Enel a mis un terme &agrave; sa coop&eacute;ration avec EDF sur le projet de r&eacute;acteur nucl&eacute;aire EPR en France, point final d'un partenariat entam&eacute; en novembre 2007. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>