Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé

mardi 4 décembre 2012 18h02
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mardi, alors que certains intervenants prédisent une consolidation sur fond d'inquiétudes persistantes concernant les négociations budgétaires aux Etats-Unis.

A Paris, le CAC 40 a gagné 0,39% à 3.580,48 points, sans parvenir à refranchir les 3.600 atteints la veille en séance. À Francfort, le Dax -qui a également touché un plus haut de l'année lundi- est resté stable à 7.435,12 points. A Londres, le FTSE a cédé 0,04%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 s'est de son côté adjugé 0,33% à 2.590,83 points.

Aux valeurs, EDF a décroché de 2,27% après l'annonce, lundi soir, d'un nouveau surcoût de deux milliards d'euros pour l'EPR de Flamanville.

EADS a fait du yo-yo en attendant un accord présenté comme imminent sur sa structure actionnariale. Le titre, qui signait la plus forte hausse du CAC 40 à mi-séance, gagnant plus de 3%, a par la suite cédé jusqu'à 1% pour finalement terminer en hausse de 0,49% à 26,575 euros.

Les valeurs bancaires se sont en revanche montrées à leur avantage au sein de l'indice EuroStoxx50, UniCredit (+2,51%), Société générale (+2,04%) ou BNP Paribas (+1,32%) signant parmi les plus fortes hausses.

"Il y a un sentiment d'amélioration de la situation en Europe et les marchés d'actions sont les mieux placés pour en profiter", juge Terry Torrison, chez McLaren Securities à Londres. Richard Griffiths, chez Berkeley Futures, relève toutefois que certains de ses clients s'apprêtent à vendre lorsque les indices atteindront la limite haute de leur marge récente -2.625 points pour l'EuroStoxx 50 et autour de 7.500 points pour le Dax.

Le CAC est aussi jugé mûr pour une consolidation après avoir franchi lundi en séance le seuil des 3.600 points pour la première fois depuis août 2011.

"Le sentiment est devenu un peu négatif", ajoute Richard Griffiths en faisant allusion aux incertitudes sur le budget aux Etats-Unis.

Le risque d'impasse budgétaire pèse sur le dollar, d'autant que l'euro est soutenu par le lancement lundi d'une opération de rachat de dix milliards d'euros de dette grecque. La monnaie unique s'échangeait contre 1,3077 dollar à 17h40, après avoir franchi le seuil psychologique de 1,31 dollar en séance (1,3107).   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES BOURSES EUROP&Eacute;ENNES</p>