Dernières tractations sur la réorganisation du capital d'EADS

mardi 4 décembre 2012 23h12
 

par Cyril Altmeyer et Philipp Halstrick

PARIS/BERLIN (Reuters) - Banquiers, hauts-fonctionnaires et industriels marchandent d'ultimes concessions mardi dans le cadre des négociations sur la réorganisation du capital du groupe d'aérospatiale et de défense EADS, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.

Les tractations complexes entre les partenaires allemands au sein d'EADS sur l'entrée de Berlin au capital du groupe retardent l'annonce d'un accord. Mais sauf surprise de dernière minute, les grandes lignes politiques semblent avoir été arrêtées.

L'action EADS a progressé en Bourse pour la deuxième séance d'affilée dans l'espoir qu'une simplification de la structure du groupe, contrôlé par un pacte d'actionnaire datant de 2000 et réunissant des intérêts publics et privés français et allemands.

Le titre a clôturé mardi en hausse de 0,49% à 26,57 euros.

"Les négociations sur une nouvelle structure de l'actionnariat progressent bien", a déclaré un porte-parole du ministère allemand de l'Economie. "Mais il reste encore des détails importants à régler. Les participants ont toujours pour objectif de trouver une solution dès que possible".

Cette étape historique de l'histoire d'EADS signera l'entrée au capital de l'Etat allemand, tout en permettant la sortie en bon ordre du groupe de médias français Lagardère et du constructeur automobile allemand Daimler.

Ces deux actionnaires industriels représentaient jusqu'à présent les intérêts de la France et de l'Allemagne au sein d'EADS.

Même si la part totale des Etats augmentera dans le capital d'EADS avec l'arrivée de l'Allemagne aux côtés de la France et l'Espagne, la sortie des actionnaires industriels mandataires et la réduction des droits de veto des gouvernements diminueront les risques d'ingérences, soulignent les analystes.   Suite...

 
<p>LE NOUVEL ACTIONNARIAT D&rsquo;EADS</p>