Les banques appelées à de gros efforts dans le "retail"

mardi 4 décembre 2012 13h41
 

PARIS (Reuters) - Les banques françaises vont enregistrer une baisse de leurs revenus dans leurs activités de "détail" dans les années à venir et vont devoir repenser leurs réseaux et leurs pratiques commerciales face aux évolutions de la conjoncture et des attentes de leur clientèle, selon une étude publiée mardi.

Dans son scénario de référence, le cabinet de conseil Roland Berger estime que le produit net bancaire (PNB) des réseaux des neuf plus grandes banques françaises* devrait s'établir à 52 milliards d'euros en 2015, en recul de trois milliards d'euros par rapport à 2011.

Le coût du risque, calculé par Roland Berger à 4,9 milliards d'euros l'an passé, pourrait grimper jusqu'à sept milliards en 2015, une dynamique qui devrait peser sur la rentabilité, même avec le déploiement de programmes de réductions de coûts.

En cause selon le cabinet, une croissance économique molle attendue en France, la remontée progressive des taux d'intérêt et le durcissement des règles prudentielles qui contraignent les établissements financiers à renforcer leurs fonds propres en vue de la mise en application des règles de "Bâle III".

"Les banques françaises sont confrontées à une décroissance durable dans le 'retail'", souligne Fabrice Asvazadourian, coauteur de l'étude.

"Avec la pression des pouvoirs publics et des associations de consommateurs, la concurrence des acteurs alternatifs comme les banques en ligne, les banques (traditionnelles) n'arrivent plus depuis longtemps à faire progresser leurs tarifs au même rythme que l'inflation, cette tendance devrait se poursuivre", ajoute-t-il.

Roland Berger a également calculé que les banques françaises devraient réduire leurs frais de gestion de 5% par an d'ici à 2015 pour maintenir la contribution actuelle de la banque de détail à leurs résultats avant impôts.

"DES ANIMAUX QUI BOUGENT DOUCEMENT"

"Les banques de détail sont des animaux qui bougent doucement, elles sont moins réactives que les banques de financement et d'investissement" (BFI), explique Fabrice Asvazadourian.   Suite...

 
<p>Les banques fran&ccedil;aises vont enregistrer une baisse de leurs revenus dans leurs activit&eacute;s de "d&eacute;tail" dans les ann&eacute;es &agrave; venir et vont devoir repenser leurs r&eacute;seaux et leurs pratiques commerciales face aux &eacute;volutions de la conjoncture et des attentes de leur client&egrave;le, selon une &eacute;tude publi&eacute;e mardi. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Lauener</p>