Les Bourses européennes terminent en hausse, Paris gagne 0,26%

lundi 3 décembre 2012 18h23
 

(Reuters) - Les marchés d'actions européens ont terminé en ordre dispersé lundi après avoir effacé une partie des gains de la séance dans le sillage de la publication aux Etats-Unis d'un indice ISM manufacturier jugé décevant.

A Paris, le CAC 40 a fini en hausse de 0,26%, soit 9,31 points, à 3.566,59 après avoir touché en séance un plus haut depuis le début de l'année à 3.603,05. Ailleurs en Europe, le Dax a pris 0,4% et le Footsie 100 a avancé de 0,08%. L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,28%.

La tendance avait pourtant longtemps été soutenue par la publication en Chine d'indicateurs favorables. A Madrid, l'Ibex a terminé dans le rouge (-0,6%).

Aux valeurs, Alcatel-Lucent a signé la plus forte progression (+2,26%) sur l'indice phare de la place parisienne après le relèvement de l'objectif de cours et de la recommandation de Deutsche Bank qui conseille désormais de conserver le titre. EADS s'est également distingué, avec une hausse de 2,14%. Les investisseurs parient sur une amélioration de la structure de l'actionnariat et de la gouvernance du groupe d'aéronautique.

A Wall Street, les indicateurs évoluent peu en dépit d'une ouverture positive, là encore sous le coup de l'indice ISM.

Sur le front des devises, l'euro avance nettement contre le dollar avec l'apaisement des craintes liées à la Grèce et à l'Espagne. L'indice du billet vert contre un panier de devises recule de 0,36%. La Grèce a dévoilé les modalités de son programme de rachat d'obligations souveraines par un système d'enchères inversées, confirmant qu'elle ne dépenserait pas plus de dix milliards d'euros. L'Espagne, de son côté, a fait une demande formelle d'aide à ses partenaires européens pour son secteur bancaire.

Le marché obligataire réagit lui aussi aux espoirs d'amélioration de la situation en zone euro comme en témoigne le recul des rendements de la dette espagnole et italienne à dix ans.

Quant au brut, il évolue en dents de scie, les investisseurs cherchant à arbitrer entre les espoirs d'accélération de la croissance en Chine en les craintes de ralentissement aux Etats-Unis.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Véronique Tison

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES BOURSES EUROP&Eacute;ENNES</p>