Le "mur budgétaire" américain sera franchi au pied du sapin

lundi 3 décembre 2012 14h21
 

par Richard Cowan

WASHINGTON (Reuters) - Les négociations pour éviter aux Etats-Unis de se fracasser sur le "mur budgétaire" à la nouvelle année semblent dans l'impasse, mais les habitués des joutes verbales à Washington jugent que les déclarations actuelles tiennent du "théâtre politicien" et qu'il n'y a pas -encore- matière à s'inquiéter.

Barack Obama a scandalisé les républicains la semaine dernière en proposant une augmentation de 1.600 milliards de dollars (1.200 milliards d'euros) de recettes fiscales et des baisses limitées des dépenses publiques.

Son principal interlocuteur républicain, le président de la Chambre des représentants John Boehner, a déclaré dans la foulée à qui voulait l'entendre que les négociations entre les deux camps en étaient au point mort, carrément dans "l'impasse".

Et pourtant, les observateurs à Washington prédisent que, d'ici une semaine, une fois les gesticulations d'usage terminées, démocrates et républicains se mettront sérieusement au travail pour pouvoir présenter à leurs troupes une solution acceptable en matière de réduction du déficit budgétaire.

Démocrates et républicains ont jusqu'au 31 décembre pour se mettre d'accord sur les moyens de réduire le déficit des finances publiques.

Faute d'accord entre la Maison blanche et le Congrès, dès le 2 janvier, l'ensemble des allègements fiscaux décidés sous George Bush et reconduits sous Barack Obama disparaîtront tandis que les dépenses publiques seront automatiquement réduites conformément à l'accord sur le relèvement du plafond de la dette négocié à l'été 2011.

Ce "mur budgétaire", que les Américains appellent aussi "falaise" et qui recouvre la coïncidence de ces deux événements distincts, risque de coûter cher à l'économie américaine en terme de croissance.

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<p>Les n&eacute;gociations pour &eacute;viter aux Etats-Unis de se fracasser sur le "mur budg&eacute;taire" &agrave; la nouvelle ann&eacute;e semblent dans l'impasse, mais les habitu&eacute;s des joutes verbales &agrave; Washington jugent que les d&eacute;clarations actuelles tiennent du "th&eacute;&acirc;tre politicien" et qu'il n'y a pas -encore- mati&egrave;re &agrave; s'inqui&eacute;ter. /Photo d'archives/REUTERS/Nicky Loh</p>