Un accord est proche sur l'actionnariat d'EADS, dit Hollande

lundi 3 décembre 2012 18h04
 

par Elizabeth Pineau

LYON (Reuters) - François Hollande a déclaré lundi que les discussions entre Paris et Berlin sur la structure de l'actionnariat et la gouvernance du groupe d'aéronautique, d'espace et de défense EADS étaient sur le point d'aboutir.

Les négociations sur une refonte du tour de table du groupe se sont accélérées après l'échec récent du projet de fusion entre EADS et le britannique BAE Systems qui a révélé la fragilité de l'actuel pacte d'actionnaires conclu en 2000.

L'Allemagne souhaite détenir une participation directe dans le capital et surtout égale à celle de la France afin de maintenir une délicate balance des pouvoirs entre les deux pays.

Après l'échec de la fusion entre EADS et BAE Systems, "nous avons à recomposer un pacte d'actionnaires", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Lyon clôturant un sommet franco-italien.

"Nous y travaillons, un accord est proche, il n'est pas encore complètement signé et il doit permettre de donner de la stabilité mais également aussi une démarche d'avenir pour cette grande entreprise", a ajouté François Hollande.

Dans le cadre du nouveau pacte, la France et l'Allemagne devraient avoir chacune quelque 12% du capital et des droits de vote, l'Espagne 4%, ce qui permettrait à ce noyau dur d'actionnaires de rester sous le seuil de 30% qui déclenche automatiquement une OPA selon la réglementation boursière des Pays-Bas où se trouve le siège du groupe.

EADS a confirmé lundi dans un communiqué l'existence de discussions entre ses grands actionnaires, un porte-parole du ministère allemand de l'Economie se montrant pour sa part optimiste sur les chances d'aboutir rapidement.

Actuellement, l'Etat français détient 15% du capital directement et le groupe de médias Lagardère 7,5%. Pour descendre à 12%, Paris devrait ainsi isoler 3% du capital dans une structure de droit néerlandais afin de les priver de droits de vote.   Suite...

 
<p>EADS a confirm&eacute; lundi que ses actionnaires de r&eacute;f&eacute;rence discutaient actuellement de possibles changements dans la structure de son actionnariat et de sa gouvernance. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz</p>