RPT-Les banques françaises peuvent (presque) souffler

vendredi 30 novembre 2012 19h31
 

Répétition pour le titre

par Matthias Blamont et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Les banques françaises ont remporté une victoire avec un avant-projet de loi de réforme bancaire beaucoup plus modéré que prévu, mais l'examen du texte au Parlement début 2013 devrait conduire une partie des députés de gauche à exiger un durcissement de la législation et relancer le "bank bashing".

L'avant-projet de loi du gouvernement "portant réforme bancaire et financière", que Reuters a pu consulter mercredi, imposera aux banques d'isoler d'ici à 2015 leurs activités pour compte propre et de mettre un terme à des pratiques jugées particulièrement risquées comme le trading à haute fréquence (HFT) ou l'achat-vente de dérivés sur matières premières agricoles.

A ce stade, le texte ne prévoit toutefois pas de séparation stricte entre les activités de marché et de détail des établissements financiers, et entend préserver le modèle de "banque universelle" défendu avec obstination ces dernières semaines par les dirigeants de la place.

"La promesse de François Hollande ne sera pas tenue mais elle était intenable. Il est finalement très difficile de séparer ces métiers," réagit un analyste basé à Paris.

Avant son élection à la présidence de la République le 6 mai, François Hollande s'était campé en "adversaire de la finance". Dans un discours aux accents jugés très volontaristes, en janvier au Bourget (Seine-Saint-Denis), il s'était engagé à faire voter une loi séparant les activités de dépôt et d'investissement des banques, à encadrer les bonus et à mettre fin aux stock-options.

"Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance", avait-il dit.

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<p>Les banques fran&ccedil;aises ont remport&eacute; une victoire avec un avant-projet de loi de r&eacute;forme bancaire beaucoup plus mod&eacute;r&eacute; que pr&eacute;vu, mais l'examen du texte au Parlement d&eacute;but 2013 devrait conduire une partie des d&eacute;put&eacute;s de gauche &agrave; exiger un durcissement de la l&eacute;gislation et relancer le "bank bashing". /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge</p>