Paris renoncerait à ses droits de vote sur 3% du capital d'EADS

vendredi 30 novembre 2012 16h38
 

par Tim Hepher et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - La France pourrait ramener sa participation avec droits de vote dans EADS de 15% à 12%, arrivant ainsi à parité avec l'Allemagne, dans le cadre d'un nouveau pacte entre Paris, Berlin et Madrid, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Les 3% seraient placés dans une fondation aux Pays-Bas, ont précisé les sources.

La France, l'Allemagne et l'Espagne détiendraient ainsi 29,5% du capital du groupe d'aérospatiale et de défense, se maintenant en dessous du seuil de 30% qui nécessiterait le lancement d'une offre sur l'ensemble du groupe selon la législation des Pays-Bas où EADS est enregistré.

Madrid conserverait ses 5,5% dans le groupe.

Selon des experts juridiques, loger une participation de 3% dans une structure spécifique permettrait à la France d'éviter une cession politiquement délicate vis-à-vis de l'Allemagne.

EADS s'est refusé à tout commentaire.

Selon Le Figaro, le président François Hollande, qui suit le dossier personnellement, ne veut pas être accusé d'avoir cédé aux exigences allemandes ou d'avoir bradé le patrimoine industriel français.

En Bourse à Paris, l'action EADS a accru ses gains après ces informations. Elle gagnait 1,84% à 25,76 euros à 16h24, les investisseurs attendant avec impatience le règlement des questions d'actionnariat d'EADS.   Suite...

 
<p>LA STRUCTURE DE L'ACTIONNARIAT D'EADS</p>