Retour de la croissance attendu au 2e semestre 2013 en zone euro

vendredi 30 novembre 2012 10h05
 

PARIS (Reuters) - La consolidation budgétaire se traduit au sein de la zone euro par une contraction à court terme de l'activité qui devrait toutefois entamer une reprise au second semestre 2013, a déclaré vendredi le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi.

"Nous ne sommes pas encore sortis de la crise", a-t-il déclaré sur Europe 1. "La reprise pour l'ensemble de la zone euro démarrera sans doute au second semestre 2013."

"C'est tout à fait vrai que la consolidation budgétaire se traduit par une contraction à court terme de l'activité économique, mais cette consolidation budgétaire est inévitable", a ajouté le président de la BCE, dont les propos en anglais faisaient l'objet d'une traduction.

Mario Draghi a aussi appelé de ses voeux la mise en oeuvre rapide d'une supervision bancaire unique dans la zone euro s'appliquant à toutes les banques.

"Un superviseur unique est requis lorsqu'il s'agit de l'union monétaire, puisque nous voulons que toutes les banques de la zone euro soient fiables", a-t-il dit.

Berlin souhaite que la supervision bancaire unique au sein de la zone euro sous l'égide de la BCE ne s'applique qu'aux plus grandes banques.

"La supervision unique devrait s'appliquer idéalement à toutes les banques, parce que nous ne voulons pas fragmenter le marché bancaire", a expliqué Mario Draghi.

"Plus les banques sont petites plus sera important le degré d'intervention de la supervision au niveau national", a-t-il toutefois ajouté.

Tout en réaffirmant que la BCE ferait "tout ce qui est nécessaire" pour stabiliser la zone euro, Mario Draghi a souhaité un renforcement de l'intégration européenne. Ce qui implique, selon lui, d'apprendre à partager le souveraineté et de poursuivre les réformes structurelles pour réduire les rigidités sur les marchés des services et de l'emploi, en particulier dans des pays comme la France ou l'Italie.

Alors que l'agence Fitch vient d'annoncer qu'elle pourrait à son tour priver la France de la meilleure note de crédit possible si Paris ne parvenait pas à atteindre ses objectifs budgétaires, Mario Draghi a estimé que la perte du triple A constituait un "signal à prendre au sérieux" pour les gouvernements.

Chine Labbé et Marc Joanny, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Selon le pr&eacute;sident de la Banque centrale europ&eacute;enne, Mario Draghi, la zone euro n'est pas sortie de la crise, mais devrait entamer une reprise au deuxi&egrave;me semestre 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach</p>