Pour l'OCDE, l'Espagne doit pouvoir compter sur une aide de l'UE

jeudi 29 novembre 2012 19h11
 

MADRID (Reuters) - Les partenaires européens de l'Espagne devraient dire clairement qu'une aide financière sera accordée au pays si ce dernier devait en faire la demande et ce afin d'achever de rassurer les investisseurs, a déclaré jeudi Angel Gurria, secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

S'exprimant lors d'une conférence de presse commune avec le ministre de l'Economie espagnol Luis de Guindos, il a précisé qu'il importait avant tout que l'Espagne puisse être sûre de pouvoir compter sur une telle aide, le calendrier d'un éventuel processus étant secondaire.

"Ce que nous devrions demander, c'est que les partenaires européens de l'Espagne disent clairement qu'en cas de demande d'aide de l'Espagne, celle-ci sera accordée", a dit Angel Gurria.

"Pourquoi ? Pour que le bazooka soit prêt et chargé, avec le doigt sur la gâchette, sans que pour autant un euro soit dépensé", a-t-il ajouté.

Au sujet d'un éventuel sauvetage de l'Espagne, Luis de Guindos a dit à des journalistes que le facteur clef n'était pas tant des "mesures concrètes et spécifiques" que la simple existence de garde-fous, comme le mécanisme de rachats d'obligations souveraines de la Banque centrale européenne (BCE).

Dans son dernier rapport sur l'Espagne, l'OCDE estime qu'une reprise rapide de l'économie du pays était une perspective éloignée, soulignant qu'il fallait des mesures politiques d'envergure pour redresser la situation.

L'OCDE pense que Madrid devrait atteindre son objectif d'un déficit budgétaire représentant 6,3% du produit intérieur brut (PIB), sous réserve que l'activité économique ne se révèle pas plus déprimée que prévu.

Julien Toyer, Benoit Van Overstraeten pour le service français

 
<p>Les partenaires europ&eacute;ens de l'Espagne devraient dire clairement qu'une aide financi&egrave;re sera accord&eacute;e au pays si ce dernier devait en faire la demande et ce afin d'achever de rassurer les investisseurs, a d&eacute;clar&eacute; jeudi Angel Gurria (&agrave; gauche), secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l'Organisation de coop&eacute;ration et de d&eacute;veloppement &eacute;conomiques (OCDE), lors d'une conf&eacute;rence de presse commune avec le ministre de l'Economie espagnol Luis de Guindos. /Photo prise le 29 novembre 2012/REUTERS/Andrea Comas</p>