La Grèce va lancer un rachat volontaire de dette

mercredi 28 novembre 2012 18h26
 

par Lefteris Papadimas et Harry Papachristou

ATHENES (Reuters) - Le plan de rachat par la Grèce d'une partie de sa dette publique - un élément clé du dernier plan de sauvetage du pays - se fera sur une base volontaire, mais il se doit d'être un succès, a déclaré mercredi le ministre des Finances Yannis Stournaras.

Lors de sa première grande conférence de presse depuis l'accord signé dans la nuit de lundi à mardi en vue d'alléger la dette publique de 40 milliards d'euros, le ministre a indiqué que l'offre serait attractive pour les détenteurs d'obligations.

Il n'a donné aucune précision sur les termes de l'offre.

"Le rachat doit être un succès. Il y va de notre devoir patriotique, c'est important pour la crédibilité de notre pays", a-t-il dit.

Athènes doit mener à bien l'opération d'ici au 13 décembre, avant de recevoir plus de 30 milliards d'euros d'aide - actuellement bloqués - de la part de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI)

Selon des responsables du ministère, la Grèce pourrait dépenser une dizaine de milliards d'euros du fonds de secours FESF (Fonds européen de stabilité financière), ce qui lui permettrait de racheter environ 30 milliards d'euros de dette, réduisant ainsi ses engagements d'environ 20 milliards.

La Grèce a mandaté Deutsche Bank et Morgan Stanley pour diriger l'opération, a indiqué à Reuters une source haut placée au ministère des Finances.

Mais des analystes du secteur privé s'interrogent sur la capacité du gouvernement à attirer suffisamment de détenteurs d'obligations pour répondre à ses objectifs, ainsi que sur les modalités de financement de cette opération de rachat.   Suite...

 
<p>Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras a d&eacute;clar&eacute; mercredi que le plan de rachat par la Gr&egrave;ce d'une partie de sa dette publique - un &eacute;l&eacute;ment cl&eacute; du dernier plan de sauvetage du pays - se ferait sur une base volontaire, mais qu'il se devait d'&ecirc;tre un succ&egrave;s. /Photo prise le 28 novembre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>