Pas de temps à perdre pour la nouvelle présidente de la SEC

mardi 27 novembre 2012 11h19
 

par Aaron Pressman et Ross Kerber

NEW YORK (Reuters) - Appelée à succéder à Mary Schapiro à la présidence de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, Elisse Walter n'aura pas de temps à perdre.

Entre la bataille qui se poursuit sur la régulation des fonds de placement - ils représentent 2.500 milliards de dollars aux Etats-Unis -, la mise en oeuvre de la loi Dodd-Frank sur la réforme de Wall Street et les inquiétudes persistantes sur la stabilité des marchés et les transactions à haute fréquence, il reste beaucoup à faire.

"C'est un énorme défi qui continue", déclare Amy Borrus, directrice adjointe du Conseil des investisseurs institutionnels qui réunit les principaux fonds de pension américains.

La première question pourrait bien être de deviner combien de temps restera en poste Elisse Walter, désignée lundi soir par le président Barack Obama après l'annonce du départ de Mary Schapiro. Commissaire en poste depuis 2008, de sensibilité démocrate, elle pourrait présider la SEC jusqu'à la fin de son mandat de cinq ans en décembre 2013, avant une éventuelle reconduction qui devrait alors être approuvée par le Sénat.

Dans l'entourage de Barack Obama, on indiquait lundi que le président nommerait dans un proche avenir un successeur pour un mandat complet. En attendant, la gouvernance d'Elisse Walter n'entraînera pas de changement fondamental avec celle de Mary Schapiro puisque les deux femmes étaient très proches.

Après le départ de Mary Schapiro programmé pour le 14 décembre, son premier défi sera d'empêcher une paralysie de l'instance dirigeante de la SEC réduite à quatre membres.

"Avec des votes à 2-2, il ne se passera rien", commente Edward Fleischman, ancien commissaire de la SEC, en faisant allusion à la répartition bipartisane de la Commission.

Walter et Schapiro votaient en tandem sur la plupart des sujets et étaient souvent opposées aux républicains Daniel Gallagher et Troy Paredes, alors que Luis Aguilar, autre commissaire démocrate, avait un vote décisif.   Suite...

 
<p>Entre la bataille qui se poursuit sur la r&eacute;gulation des fonds de placement - ils repr&eacute;sentent 2.500 milliards de dollars aux Etats-Unis -, la mise en oeuvre de la loi Dodd-Frank sur la r&eacute;forme de Wall Street et les inqui&eacute;tudes persistantes sur la stabilit&eacute; des march&eacute;s et les transactions &agrave; haute fr&eacute;quence, Elisse Walter, la nouvelle pr&eacute;sidente de la Securities and Exchange Commission (SEC), aura beaucoup &agrave; faire. /Photo d'archives/REUTERS/Mannie Garcia</p>