Eurogroupe et FMI trouvent un accord sur la dette grecque

mardi 27 novembre 2012 07h25
 

par Jan Strupczewski et Annika Breidthardt

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) se sont entendus dans la nuit de lundi à mardi sur un ensemble de mesures pour réduire la dette publique grecque, ce qui permettra le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide vitale pour Athènes.

Après douze heures de discussions, les bailleurs de fonds d'Athènes, qui se réunissaient pour la troisième fois en autant de semaines, se sont mis d'accord pour ramener cette dette à 124% du produit intérieur brut d'ici 2020, ce qui représente un allègement de 40 milliards d'euros.

Les ministres se sont également engagés à prendre de nouvelles mesures pour réduire la dette grecque "bien en-deçà" du seuil de 110% du PIB en 2022.

"Quand la Grèce aura atteint, ou sera sur le point d'atteindre, un excédent primaire et aura rempli toutes ses conditions, nous envisagerons s'il le faut de nouvelles mesures pour la réduction de l'endettement total", a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble.

Il est prévu qu'Athènes affiche un excédent primaire (hors service de la dette) en 2016.

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, qui a admis que l'accord avait été "très difficile" à obtenir, a précisé que les ministres approuveraient formellement le 13 décembre le déboursement d'une nouvelle aide à la Grèce pour recapitaliser ses banques et payer les salaires, retraites et fournisseurs du gouvernement.

"LA PROMESSE D'UN MEILLEUR AVENIR"

Athènes recevra 43,7 milliards d'euros en plusieurs tranches - 23,8 milliards pour ses banques et 10,6 milliards pour son budget dès décembre, 9,3 milliards au cours du premier trimestre 2013.   Suite...

 
<p>Selon un responsable, les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) ont trouv&eacute; un accord sur la dette grecque pour la r&eacute;duire &agrave; 124% du produit int&eacute;rieur brut (PIB) en 2020. /Photo prise le 26 novembre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>