L'Eurogroupe et le FMI cherchent un compromis sur la Grèce

lundi 26 novembre 2012 11h13
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) vont tenter lundi de débloquer une nouvelle tranche d'aide à la Grèce, un accord semblant toujours buter sur la question d'une éventuelle décote de la dette d'Athènes.

L'Eurogroupe et le FMI cherchent depuis plusieurs semaines un compromis pour rendre viable sur le long terme la dette grecque, qui devrait atteindre 190% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, l'objectif étant de la ramener à 120% du PIB à l'horizon 2020.

Tant qu'il n'y a pas d'accord sur les moyens à mettre en oeuvre, les créanciers ne veulent pas débloquer la nouvelle tranche du plan de sauvetage dont Athènes - qui a pourtant rempli toutes les conditions qui lui avaient été posées - a urgemment besoin.

La question sur laquelle butent les négociations est la suivante: la dette peut-elle redevenir soutenable sans que la Grèce ne soit dispensée de rembourser certains des prêts qui lui ont été consentis?

Préconisé par le FMI, l'effacement d'un partie de la dette grecque suscite les réticences de plusieurs pays européens, Allemagne en tête.

Diverses autres solutions ont jusqu'à présent été envisagées pour rendre la dette soutenable.

La première consisterait à baisser les taux d'intérêts des prêts bilatéraux accordés à la Grèce, actuellement à 150 points de base (pdb) au-dessus des coûts de financement.

Mais les pays de la zone euro divergent sur l'ampleur de la baisse: la France et l'Italie voudraient ramener le taux à 30 pdb; l'Allemagne et d'autres pays ne veulent pas descendre en dessous de 90 pdb.   Suite...

 
<p>Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) vont tenter lundi de d&eacute;bloquer une nouvelle tranche d'aide &agrave; la Gr&egrave;ce, mais des divergences persistent sur la question d'une &eacute;ventuelle d&eacute;cote de la dette d'Ath&egrave;nes. /Photo prise le 6 novembre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>