Le pacte d'actionnaires d'EADS prochainement revu, dit Hollande

vendredi 23 novembre 2012 18h37
 

FRANCFORT/PARIS (Reuters) - Le pacte d'actionnaires d'EADS va être revu dans les prochaines semaines, a déclaré vendredi François Hollande à l'issue d'un sommet européen au cours duquel la France et l'Allemagne ont discuté de l'actionnariat du groupe d'aérospatiale et de défense.

Plusieurs sources ont dit cette semaine à Reuters que la France et l'Allemagne discutaient d'une réorganisation de la gouvernance au sein d'EADS, qui conduirait chacun des deux pays à détenir 12% de la maison mère d'Airbus et à rompre le pacte d'actionnaires actuel.

L'Allemagne prévoirait de racheter directement à la France une participation de 3% dans EADS pour que la part des deux Etats dans le groupe soit égale, écrit de son côté vendredi le quotidien allemand Handelsblatt, en citant des sources gouvernementales allemandes.

"Nous sommes amenés nécessairement à revoir les compositions respectives du capital et redéfinir le pacte d'actionnaires, tout ça va se faire au cours des prochaines semaines", a dit le président François Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet européen de Bruxelles.

Le pacte d'actionnaires issu de la création d'EADS en 2000 est partagé entre, côté français, l'Etat et Lagardère qui détiennent respectivement 15% et 7,5% du capital et, côté allemand, le constructeur automobile Daimler qui possède 15% du capital et un consortium de sept banques (Dedalus) qui a les 7,5% restants.

Daimler cherche déjà à céder la moitié de sa participation à la banque publique allemande KfW. Arnaud Lagardère, patron du groupe éponyme et président du conseil d'administration d'EADS, a déclaré de son côté la semaine dernière qu'il était "plus que probable" que son groupe vende sa participation en 2013.

La cession de 3% d'EADS de la France à l'Allemagne signifierait que Berlin rachèterait moins d'actions que prévu à Daimler, contraignant ce dernier à les vendre sur le marché, selon Handelsblatt.

INCERTITUDES

Les incertitudes sur la gouvernance d'EADS pèsent sur le titre, qui a clôturé en baisse de 1,37% à 24,895 euros vendredi, contre la tendance du marché parisien (+0,87% pour l'indice CAC 40).   Suite...

 
<p>Selon le quotidien allemand Handelsblatt qui cite des sources gouvernementales allemandes, l'Allemagne pr&eacute;voit de racheter directement &agrave; la France une participation de 3% dans EADS pour que la part des deux Etats dans le groupe a&eacute;ronautique et de d&eacute;fense europ&eacute;en soit &eacute;gale. /Photo prise le 13 septembre 2012/REUTERS/Tobias Schwarz</p>