Accord peu probable ce vendredi au sommet de Bruxelles

vendredi 23 novembre 2012 09h18
 

par Emmanuel Jarry et Julien Ponthus

BRUXELLES (Reuters) - Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy a suspendu le sommet de Bruxelles consacré au cadre budgétaire 2014-2020 jusqu'à vendredi midi pour donner le temps aux dirigeants des Vingt-Sept d'examiner ses nouvelles propositions.

La plupart des chefs d'Etat et de gouvernement jugeaient cependant peu probable, à l'issue d'un premier tour de table, la conclusion d'un accord en cette fin de semaine et prédisaient l'ajournement des discussions jusqu'à un futur sommet.

"C'est le plus probable, c'est ce que tout le monde a à peu près dans la tête", a déclaré le président français François Hollande à la presse après la suspension des travaux, peu après minuit.

"Mais il faut aller jusqu'au bout dans un premier temps pour que, après, on sache exactement sur quoi la négociation achoppe et doit se rouvrir", a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a également émis des doutes sur la possibilité d'avancer vers un compromis vendredi, ce qui rendrait inutile une prolongation du sommet le lendemain.

La principale pierre d'achoppement demeure le montant de l'enveloppe du budget communautaire pour les années 2014-2020, à quoi s'ajoutent des divergences persistantes sur sa répartition et les "rabais" accordés à certains pays, Royaume-Uni en tête.

Après avoir reçu toute la journée en tête à tête les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, ce qui a retardé le début du Conseil européen de près de trois heures, Herman Van Rompuy leur a présenté en fin de soirée un nouveau projet.

Il maintient sa proposition d'une enveloppe d'un peu plus de 980 milliards d'euros, soit 75 à 80 milliards en moins que le projet initial de la Commission européenne.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du Conseil europ&eacute;en Herman Van Rompuy a propos&eacute; aux dirigeants des Vingt-Sept r&eacute;unis &agrave; Bruxelles des r&eacute;ductions budg&eacute;taires moins importantes pour la Politique agricole commune (PAC) et les politiques de coh&eacute;sion, selon des responsables europ&eacute;ens. /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/Yves Herman</p>