Les idées de Shinzo Abe pour la BoJ jugées irréalistes

jeudi 22 novembre 2012 13h42
 

par Leika Kihara

TOKYO (Reuters) - Shinzo Abe, le probable Premier ministre japonais, a dévoilé le 15 novembre des propositions tellement audacieuses pour mettre la Banque du Japon au service de la croissance que les investisseurs sont encore en train de vendre le yen une semaine plus tard.

La baisse de 2,5% du yen vis-à-vis du dollar en l'espace d'une semaine est bienvenue compte tenu des grosses difficultés rencontrées par les exportateurs japonais sur le marché mondial.

Mais un examen attentif des propositions du chef du Parti libéral-démocrate (PLD) pour une politique nettement plus offensive de stimulation de l'économie montre que certaines de ses idées ne sont pas réalisables à court terme et que d'autres pourraient se révéler contre-productives.

Finalement, peu d'entre elles sont susceptibles d'être adoptées rapidement après les élections législatives du 16 décembre, bien que, selon les sondages d'opinion, Shinzo Abe semble bien parti pour récupérer son poste de Premier ministre qu'il a quitté en 2007, après une seule année à la tête du gouvernement.

Ses propositions incluent une politique d'assouplissement monétaire "illimitée" jusqu'à ce l'inflation atteigne 2 à 3%, des taux d'intérêt à court terme négatifs et des rachats ciblés par la Banque du Japon (BoJ) d'obligations émises pour financer des travaux publics.

REPOUSSER LES IDÉES LES PLUS CONTESTABLES

Anticipant la résistance des banquiers centraux à son projet, Shinzo Abe a même évoqué la possibilité de modifier la loi garantissant l'indépendance de la BoJ afin que le gouvernement puisse lui imposer son point de vue.

Face à cette menace, la banque centrale étudie discrètement les options dont elle dispose au-delà de son programme actuel d'achat d'actifs.   Suite...

 
<p>Shinzo Abe, le probable Premier ministre japonais, a d&eacute;voil&eacute; le 15 novembre des propositions audacieuses pour mettre la Banque du Japon au service de la croissance. Mais un examen attentif de ses propositions montre que certaines de ses id&eacute;es ne sont pas r&eacute;alisables &agrave; court terme et que d'autres pourraient se r&eacute;v&eacute;ler contre-productives. /Photo prise le 20 novembre 2012/REUTERS/Yuriko Nakao</p>