L'Union européenne face au casse-tête de son budget

jeudi 22 novembre 2012 19h07
 

par Emmanuel Jarry et Julien Ponthus

BRUXELLES (Reuters) - Le Royaume-Uni a maintenu jeudi des exigences inacceptables pour la majorité de ses partenaires européens en matière de réduction du budget communautaire, avant un sommet dont l'échec pourrait hypothéquer les relations entre Londres et l'Union européenne.

Des négociateurs européens veulent encore croire possible un compromis sur une enveloppe de près de 1.000 milliards d'euros sur sept ans (2014-2020) et sa répartition.

Mais le Premier ministre britannique a redit en arrivant à Bruxelles sa détermination à "négocier très durement" pour défendre les intérêts des contribuables du Royaume-Uni et le rabais arraché de haute lutte en 1984 sur sa contribution.

Une position qualifiée d'"ultimatum" par le président du Parlement européen, Martin Schulz.

David Cameron a été le premier des 27 chefs d'Etat et de gouvernement reçus en tête à tête par le président du Conseil européen pour sonder les chances d'aboutir à un compromis.

Compte tenu des contraintes budgétaires des pays membres, Herman Van Rompuy propose de réduire de 75 milliards d'euros l'enveloppe de 1.033 milliards d'euros initialement proposée par la Commission européenne - des réductions qui atteignent même 80 milliards en tenant compte de programmes hors budget.

David Cameron exige des coupes beaucoup plus substantielles - de l'ordre de 150 milliards - pour ramener le montant global à 886 milliards d'euros. Selon un de ses porte-parole, il a fait valoir que les propositions Van Rompuy constituaient certes "un pas dans la bonne direction" mais "n'allaient pas assez loin".

"Il a aussi réaffirmé que le rabais était pleinement justifié et que nous n'acceptions aucun changement", a ajouté le porte-parole, selon qui "il est clair qu'il y a encore un long chemin avant que nous arrivions à un accord".   Suite...

 
<p>Le Royaume-Uni a averti jeudi ses partenaires europ&eacute;ens qu'il se battrait pour obtenir une r&eacute;duction du budget commun de 2014 &agrave; 2020, peu avant le d&eacute;but d'un sommet qui pourrait avoir des cons&eacute;quences sur l'avenir des relations entre Londres et l'UE. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>