La chimie à l'heure des rapprochements

mercredi 21 novembre 2012 14h39
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Faute de croissance en Europe, une accélération des fusions dans le secteur de la chimie est probable en 2013, les entreprises cherchant à diversifier leurs portefeuilles vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à accéder à des marchés porteurs tels que l'Asie ou les Etats-Unis.

Des experts du secteur entrevoient pour l'an prochain des rapprochements impliquant des groupes de chimie de toutes tailles. Même si une opération de l'ampleur de celle qui a permis en 2011 au belge Solvay de racheter le français Rhodia pour 3,4 milliards d'euros, puis d'entrer dans le CAC 40, est improbable.

Cette perspective est d'autant plus réaliste que l'industrie de la chimie est aujourd'hui très morcelée, avec un leader mondial, l'allemand BASF, qui représente à peine 2,9% d'un marché estimé globalement à 2.200 milliards d'euros.

De plus, aux côtés des traditionnels chefs de file que sont les américains Dow Chemical ou Dupont, l'allemand Bayer, le japonais Mitsubishi Chemical ou le français Air liquide, figurent de nouveaux venus comme le chinois Sinochem, l'indien Reliance Industries ou le saoudien SABIC.

C'est précisément à ces sociétés montantes qu'on prête l'intention de racheter le français Arkema, né en 2004 de la réorganisation de la branche chimie de Total, ou le numéro trois allemand du secteur Lanxess.

"Plus l'environnement économique sera concurrentiel et difficile et plus cela poussera aux rapprochements et aux restructurations dans le secteur. Ces rapprochements peuvent concerner des entreprises de toutes tailles", déclare Philippe Goebel, le président d'Union des industries chimiques (UIC).

A un moment, résume Philippe Goebel, "des entreprises estiment que pour se développer elles ont besoin d'unir leur force à d'autres, et ce genre d'analyse est d'autant plus prégnant que le contexte économique est dur".

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<p>Une acc&eacute;l&eacute;ration des fusions dans le secteur de la chimie est probable en 2013. Les entreprises cherchent &agrave; diversifier leurs portefeuilles vers des produits &agrave; plus forte valeur ajout&eacute;e et &agrave; acc&eacute;der &agrave; des march&eacute;s porteurs tels que l'Asie ou les Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Bruno Domingos</p>