La zone euro songe à racheter pour 40 milliards de dette grecque

mardi 20 novembre 2012 23h17
 

par Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro discutent d'un plan visant à permettre à la Grèce de racheter pour 40 milliards d'euros de dette, parmi plusieurs mesures envisagées pour ramener le ratio d'endettement de la République hellénique à 120% de son produit intérieur brut d'ici 2020, a-t-on appris de source proche des négociations.

De source proche des préparatifs de la réunion des ministres, on estime que l'Eurogroupe devrait par ailleurs donner son "accord politique de principe" sur le déblocage de prêts à Athènes, puisque la Grèce a achevé la plupart des réformes qui lui étaient demandées en échange de ces financements.

"La Grèce a fait ce qu'il fallait", a assuré à la presse Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, avant la réunion ministérielle, tout en se disant "pas tout à fait sûr" de la conclusion d'un accord dans la soirée.

De son côté, Pierre Moscovici, le ministre français de l'Economie avait déclaré avant de quitter Paris: "J'espère, je crois, je souhaite que nous ayions une solution ce soir".

Selon l'une des propositions mises sur la table, la Grèce pourrait offrir, avec l'aval de ses partenaires de la zone euro, de racheter pour 40 milliards d'euros de dettes avec un taux de 0,30 euro pour chaque euro de dette détenu.

Les ministres de la zone euro, qui ne sont pas parvenus à trouver un terrain d'entente la semaine dernière, ont également évoqué l'octroi d'un moratoire à la Grèce sur le paiement des intérêts sur environ 130 milliards d'euros de prêts consentis par le Fonds européen de stabilité financière. Cela permettrait à Athènes d'économiser environ 40 milliards d'euros sur une décennie, a dit un responsable de la zone euro.

UNE MARGE GAMME D'OPTIONS

Une autre solution a été évoquée, celle de ramener à 0,25%, contre 1,50%, les taux d'intérêt sur les prêts directs accordés à Athènes en 2010. Selon le responsables, Berlin s'oppose à cette éventualité.   Suite...

 
<p>Le ministre fran&ccedil;ais des Finances Pierre Moscovici, son homologue Belge Steven Vanackere, le pr&eacute;sident de la BCE Mario Draghi, le commissaire aux Affaires &eacute;conomiques et mon&eacute;taires Olli Rehn, le ministre des Finances grec Yannis Stournaras et son homologue finlandaise Jutta Urpilainen (de gauche &agrave; droite). R&eacute;unis &agrave; Bruxelles pour une r&eacute;union de l'Eurogroupe, les ministres des Finances de la zone euro pourraient d&eacute;cider d'accorder un moratoire de dix ans &agrave; la Gr&egrave;ce sur le versement des int&eacute;r&ecirc;ts des pr&ecirc;ts consentis &agrave; Ath&egrave;nes, ce qui pourrait permettre &agrave; la R&eacute;publique hell&eacute;nique d'&eacute;conomiser 44 milliards d'euros. /Photo prise le 20 novembre 2012/REUTERS/Yves Herman</p>