La France maintient ses lignes rouges sur le budget européen

lundi 19 novembre 2012 16h32
 

par Emmanuel Jarry et Mark John

PARIS (Reuters) - A quatre jours d'un bras de fer au sommet sur le budget de l'Union européenne pour la période 2014-2020, la France se dit prête au compromis mais maintient ses lignes rouges, en particulier sur la politique agricole commune (PAC).

Elle demande également une révision des "rabais" accordés à plusieurs pays membres, Grande-Bretagne en tête, a précisé lundi le ministre français des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, dans une interview à Reuters.

Or ce sont là des points, avec l'ampleur des coupes budgétaires proposées par la présidence du Conseil européen, sur lesquels les discussions des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, jeudi et vendredi à Bruxelles, s'annoncent houleuses.

"L'Europe a besoin d'un budget qui prolonge l'ambition de croissance du pacte de 120 milliards d'euros arrêté au Conseil européen de juin", déclare Bernard Cazeneuve. "Nous agirons activement pour que ce compromis soit possible."

"Mais la souplesse que nous voulons introduire dans la discussion ne peut pas se faire au préjudice de notre seul pays", ajoute le ministre français.

La présidence du Conseil européen propose de fixer le budget global de l'UE pour la période 2014-2020 à 973 milliards d'euros, en baisse de quelque 77 milliards par rapport au précédent budget pluriannuel 2007-2013.

Elle suggère ainsi une réduction supplémentaire de 14,5 milliards d'euros du budget de la PAC - dont la France est la première bénéficiaire - par rapport aux propositions de la présidence chypriote de l'UE.

Ce projet de compromis d'Herman Van Rompuy prévoit aussi une réduction supplémentaire de 17 milliards pour les politiques de "cohésion", qui profitent surtout aux pays d'Europe de l'Est.   Suite...

 
<p>Le ministre des Affaires europ&eacute;ennes, Bernard Cazeneuve. A quatre jours d'un bras de fer au sommet sur le budget de l'Union europ&eacute;enne pour la p&eacute;riode 2014-2020, la France se dit pr&ecirc;te au compromis mais maintient ses lignes rouges, en particulier sur la politique agricole commune (PAC). /Photo d'archives/REUTERS/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>