SAS obtient l'accord des syndicats sur sa restructuration

lundi 19 novembre 2012 17h57
 

COPENHAGUE/STOCKHOLM (Reuters) - La compagnie aérienne scandinave SAS a conclu lundi avec les syndicats un accord de réduction des coûts qui prévoit notamment des baisses de salaires et des suppressions de postes pour assurer la survie du groupe, menacé de faillite.

A l'issue d'une nuit de discussions, des accords ont été conclus lundi matin avec les principaux syndicats représentant les pilotes norvégiens, danois et suédois, ainsi qu'avec des syndicats représentant les hôtesses et stewards suédois et norvégiens.

Le syndicat danois des hôtesses et stewards - dernier des huit syndicats concernés - s'est lui aussi rallié à l'accord dans l'après-midi.

SAS, détenue à 50% par les Etats danois, norvégien et suédois, avait annoncé la semaine dernière un projet de baisse des salaires pouvant aller jusqu'à 17% et de réduction des effectifs pour les ramener de 15.000 à environ 9.000.

A la Bourse de Stockholm, l'action SAS gagnait plus de 23% à 15h30 GMT, à comparer avec un gain de 1,28% pour son indice sectoriel européen.

Des analystes s'interrogent toutefois sur l'impact à long terme des mesures prises, qui visent davantage à préserver l'emploi qu'à dégager des bénéfices.

Confrontée notamment de la concurrence de compagnies aériennes à bas coûts telles que Ryanair et Norwegian, SAS n'a pas réalisé de bénéfice annuel depuis 2007.

La compagnie a obtenu des Etats actionnaires et de six banques une nouvelle facilité de crédit de quelque 3,5 milliards de couronnes suédoises (408 millions d'euros) qui était conditionnée à la signature des accords de restructuration avec les syndicats.

Johan Ahlander, Anna Ringstrom, Catherine Monin et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>La compagnie a&eacute;rienne scandinave SAS a trouv&eacute; lundi un accord avec sept des huit syndicats sur des &eacute;conomies de co&ucirc;ts destin&eacute;es &agrave; assurer la survie du groupe menac&eacute; de faillite. /Photo prise le 13 novembre 2012/REUTERS/Johan Nilsson/Scanpix</p>