Dernière ligne droite pour la fusion de Glencore et Xstrata
par Clara Ferreira-Marques et Anjuli Davies
LONDRES (Reuters) - A la veille du vote des actionnaires de Glencore et Xstrata sur la fusion des deux spécialistes des matières premières, il ne fait plus de doute que l'opération sera approuvée mais une clause controversée sur la rémunération des dirigeants risque en revanche d'être rejeté.
Les actionnaires des deux groupes s'exprimeront mardi en Suisse, et la Commission européenne devrait dire d'ici jeudi si elle donne son feu vert à l'opération ou si elle ouvre une enquête approfondie qui pourrait prendre plusieurs mois.
Après neuf mois de rebondissements, de bras de fer entre le conseil d'administration de Xstrata et ses principaux actionnaires, sans parler des années de discussions en coulisse, le projet de fusion touche au but et viendra couronner le succès du chef d'orchestre de l'opération, le directeur général de Glencore Ivan Glasenberg.
Les chances de succès se sont accrues la semaine dernière avec le soutien apporté par le Qatar, deuxième actionnaire le plus important de Xstrata, qui a finalement remisé ses réticences initiales. (voir )
Anticipant les remontrances de la Commission européenne, Glencore a déjà proposé des concessions aux autorités européennes de la concurrence
"Il y a des obstacles, mais ils ne sont pas insurmontables", a commenté Chris La Femina, analyste de Jefferies.
Une inconnue demeure toutefois, celle du sort qui sera réservé à la clause controversée sur le maintien et la rémunération des dirigeants. Pour ménager les chances de succès de la fusion, cette question fera l'objet d'un scrutin séparé.
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