Avancée des négociations syndicales pour sauver le groupe SAS

lundi 19 novembre 2012 09h09
 

COPENHAGUE/STOCKHOLM (Reuters) - La compagnie scandinave SAS a trouvé lundi un accord avec la plupart des syndicats avec lesquels elle négocie entre autres des baisses de salaires et des suppressions de postes pour assurer la survie du groupe menacé de faillite.

La compagnie, détenue à 50% par les Etats danois, norvégien et suédois, avait annoncé la semaine dernière un projet de baisse de jusqu'à 17% de ses certains salaires, de ramener les effectifs de 15.000 personnes à environ 9.000 et de réduire les coûts.

SAS espérait trouver un terrain d'entente avant dimanche soir dernier avec les syndicats, mais, faute d'accord, les négociations ont été prolongées jusqu'à lundi.

A l'issue d'une nuit de discussions, des accords ont été conclus avec les principaux syndicats représentant les pilotes norvégiens, danois et suédois, avec le principal syndicat représentant les hôtesses et stewards suédois et avec un syndicat minoritaire des hôtesses et stewards norvégiens.

Reste encore à convaincre les principaux syndicats des d'hôtesses et stewards norvégiens et danois.

Les analystes s'interrogent toutefois sur l'impact à long terme de ces mesures, qui visent davantage à garantir les emplois qu'à permettre au groupe de dégager des bénéfices.

En raison notamment de la concurrence de compagnie aériennes à bas coûts, telles que Ryanair et Norwegian, SAS n'a pas pu dégager de bénéfice annuel depuis 2007.

SAS a obtenu de ses Etats actionnaires et six banques une nouvelle facilité de crédit de quelque 3,5 milliards de couronnes suédoises (408 millions d'euros) mais celle-ci est conditionnée à la signature de ces accords avec les syndicats.

Johan Ahlander, Anna Ringstrom, Catherine Monin pour le service français, édité par Cyril Altmeyer

 
<p>La compagnie scandinave SAS a trouv&eacute; lundi un accord avec la plupart des syndicats avec lesquels elle n&eacute;gocie entre autres des baisses de salaires et des suppressions de postes pour assurer la survie du groupe menac&eacute; de faillite. /Photo prise le 13 novembre 2012/REUTERS/Johan Nilsson/Scanpix</p>