BP compterait racheter pour 3,7 milliards de livres d'actions

dimanche 18 novembre 2012 09h52
 

LONDRES (Reuters) - BP a l'intention de dépenser 3,7 milliards de livres (4,6 milliards d'euros) en rachat d'actions après avoir accepté la semaine dernière d'acquitter une amende très importante pour la marée noire provoquée en 2010 dans le golfe du Mexique, rapporte le Sunday Times.

Le pétrolier britannique a annoncé jeudi avoir accepté de s'acquitter d'une amende de 4,5 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros) auprès des autorités américaines. La somme comprend une amende pénale de 1,256 milliard de dollars, la plus élevée jamais décidée dans l'histoire des Etats-Unis. La catastrophe avait fait 11 morts.

Cet accord à l'amiable signifie que BP ne sera pas poursuivi au pénal aux Etats-Unis mais le groupe devrait devoir payer plus pour mettre fin aux actions au civil.

BP pourrait devoir s'acquitter de plus de 20 milliards de dollars s'il est déclaré coupable de négligence grave dans le cadre de la législation américaine sur l'eau. Le procès doit commencer en février. Pour l'instant, le pétrolier n'a mis de côté que 3,5 milliards de dollars pour ce procès.

Mais il n'en pense pas moins pouvoir dépenser sans problème 3,7 milliards de livres pour soutenir son cours de Bourse qui a baissé d'un tiers par rapport à ce qu'il était avant la catastrophe, écrit le Sunday Times.

Le rachat d'actions pourrait avoir lieu au début de l'an prochain, précise le journal britannique.

BP va tirer 12,3 milliards de dollars de la vente de sa participation dans la société TNK-BP au russe Rosneft, ce qui lui donne une certaine marge de manoeuvre pour rémunérer ses actionnaires.

Tim Castle; Danielle Rouquié pour le service français

 
<p>BP a l'intention de d&eacute;penser 3,7 milliards de livres (4,6 milliards d'euros) en rachat d'actions apr&egrave;s avoir accept&eacute; la semaine derni&egrave;re d'acquitter une amende tr&egrave;s importante pour la mar&eacute;e noire provoqu&eacute;e en 2010 dans le golfe du Mexique, rapporte le Sunday Times. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville</p>