Les perspectives d'un accord d'aide pour la Hongrie s'éloignent

samedi 17 novembre 2012 09h41
 

BUDAPEST (Reuters) - L'espoir de la Hongrie de se voir attribuer une aide de l'Union européenne (l'UE) et du Fonds monétaire international (FMI) après un an d'âpres négociations pourrait bien s'être tout bonnement évanoui vendredi, Budapest annonçant une série de mesures budgétaires allant à l'encontre des recommandations faites par le FMI et l'UE.

Le gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Oban a ainsi décidé qu'une lourde taxe bancaire, l'un des points les plus épineux de la politique budgétaire hongroise, deviendrait permanente.

Il a également annoncé de nouvelles hausses d'impôts sur les entreprises du secteur de l'énergie et des services aux collectivités. La taxe appliquée à ces entreprises s'élèvera désormais à 50% à partir de l'année prochaine.

La Hongrie, Etat le plus endetté d'Europe centrale, est actuellement en récession économique.

Le gouvernement estime que ces mesures rapporteront 90 milliards de forints (316 millions d'euros) aux caisses de l'Etat, permettant ainsi de réduire le déficit budgétaire à 2,7% du produit intérieur brut hongrois en 2013, contre 2,9% prévu par Bruxelles.

La Commission européenne, qui prévoit une croissance de seulement 0,3% pour la Hongrie en 2013, avait averti Budapest que des taxes "disproportionnées" pourraient affecter la croissance.

Le mois dernier, le gouvernement avait déjà annoncé qu'il renonçait à réduire de moitié la taxe bancaire en 2013, comme prévu initialement.

"Le fait de multiplier les amendements sur le budget renforce le manque de clarté politique que le FMI juge pourtant crucial", estime Peter Attard Montalto, analyste chez Nomura à Londres.

Les relations entre Budapest et Bruxelles sont depuis longtemps houleuses, la Hongrie cherchant à écarter un plan d'austérité drastique pour réduire son déficit.   Suite...

 
<p>Le Premier ministre hongrois Viktor Oban. L'espoir de la Hongrie de se voir attribuer une aide de l'Union europ&eacute;enne (l'UE) et du Fonds mon&eacute;taire international (FMI) apr&egrave;s un an d'&acirc;pres n&eacute;gociations pourrait bien s'&ecirc;tre tout bonnement &eacute;vanoui vendredi, Budapest annon&ccedil;ant une s&eacute;rie de mesures budg&eacute;taires allant &agrave; l'encontre des recommandations faites par le FMI et l'UE. /Photo prise le 25 juillet 2012/REUTERS/Bernadett Szabo</p>