Le groupe Doux entrevoit le bout du tunnel

vendredi 16 novembre 2012 13h46
 

par Pierre-Henri Alllain

RENNES (Reuters) - Placé depuis le mois de juin en redressement judiciaire, le groupe volailler Doux a renoué avec les profits et devrait échapper au démantèlement redouté par les syndicats, a-t-on indiqué dans l'entourage de la direction.

L'ancien leader européen de la volaille, qui s'est séparé de son pôle frais, fortement déficitaire, s'est recentré sur son activité traditionnelle de poulets congelés destinés à l'export et a conservé les produits élaborés avec la marque Père Dodu.

Il prévoit un résultat net de 8,5 millions d'euros pour le dernier trimestre 2012 et un résultat compris entre 15 et 20 millions d'euros pour 2013, a-t-on appris.

Profitant d'une très forte demande au Moyen-Orient, où sont situés ses principaux clients, Doux a augmenté sa production dans ses abattoirs de Plouray (Morbihan), Chantonnay (Vendée) et Chateaulin (Finistère), avec la mise en place dans ces deux derniers sites d'une équipe de nuit supplémentaire.

A Châteaulin, où se trouve également le siège du groupe, la production est passée de 300.000 poulets abattus chaque jour à 500.000 poulets aujourd'hui.

"Beaucoup de nos fournisseurs, notamment les coopératives, recommencent à s'intéresser à nous", se félicite-t-on dans l'entourage de la direction, où l'on souligne également "un rétablissement des équilibres industriels et commerciaux".

Fort de cette embellie, qui l'a conduit à embaucher 200 personnes en CDD ces dernières semaines, le groupe demandera le 28 novembre au tribunal de commerce de Quimper (Finistère) la poursuite pour six mois de sa période d'observation, prolongation qui devrait lui être accordée.

340 MILLIONS DE DETTES   Suite...

 
<p>Elevage de volailles pour la soci&eacute;t&eacute; Doux, &agrave; Gien, dans le centre de la France. Plac&eacute; depuis le mois de juin en redressement judiciaire, le groupe volailler a renou&eacute; avec les profits et devrait &eacute;chapper au d&eacute;mant&egrave;lement redout&eacute; par les syndicats, a-t-on indiqu&eacute; dans l'entourage de la direction. /Photo prise le 5 juillet 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>