Henkel cible les pays émergents face à la crise en Europe

vendredi 16 novembre 2012 12h24
 

par Victoria Bryan

LONDRES (Reuters) - Henkel a souligné vendredi son intention d'investir sur les marchés émergents pour contrer la dégradation de la conjoncture en Europe mais son volontarisme ne semblait pas convaincre tous les investisseurs et son action perdait près de 5% à la mi-journée.

Le géant allemand des produits de grande consommation, qui possède entre autres la lessive Persil, les produits capillaires Schwartzkopf et les colles Loctite, s'est fixé pour objectif de réaliser 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2016, contre 15,6 milliards en 2011.

Pour y parvenir, il va augmenter de 40% ses investissements pour les porter à deux milliards d'euros sur les quatre ans à venir, et créer sept nouveaux centres de recherche et développement, notamment en Russie, en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Le directeur financier, Carsten Knobel, a précisé que les acquisitions joueraient un rôle majeur dans la croissance du chiffre d'affaires.

"Il est toujours possible de distribuer des liquidités aux actionnaires mais notre priorité est clairement d'investir dans la croissance de nos activités", a-t-il dit aux analystes.

Henkel entend réaliser la moitié de ses ventes dans les pays émergents en 2016, contre environ 44% aujourd'hui.

Pour justifier ce virage stratégique, Henkel a expliqué que la conjoncture était devenue plus difficile au troisième trimestre, ses activités d'adhésifs souffrant particulièrement.

A la Bourse de Francfort, l'action Henkel cédait 4,93% à 58,24 euros à 10h54 GMT alors que l'indice Stoxx des valeurs de grande consommation et de luxe abandonnait 0,35%.   Suite...

 
<p>Henkel a soulign&eacute; son intention d'investir sur les march&eacute;s &eacute;mergents pour contrer la d&eacute;gradation de la conjoncture en Europe mais son volontarisme ne semblait pas convaincre tous les investisseurs et son action perdait pr&egrave;s de 5% &agrave; la mi-journ&eacute;e. /Photo prise le 8 mars 2012/REUTERS/Ina Fassbender</p>