Les décideurs européens divisés sur la dette grecque

jeudi 15 novembre 2012 16h19
 

par Jussi Rosendahl et Philip Blenkinsop

HELSINKI/BRUXELLES (Reuters) - Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires a exclu jeudi tout effacement de la dette grecque en réaction au soutien apporté pour la première fois par un membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne à cette solution, préconisée par le Fonds monétaire international (FMI).

Les gouvernements de la zone euro et le FMI sont en désaccord sur les moyens de rendre le fardeau de la dette supportable par Athènes, ce qui retarde le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 31 milliards d'euros vitale pour la Grèce.

Des responsables du FMI ont à plusieurs reprises estimé en privé que les bailleurs de fonds publics de la Grèce devraient renoncer à une partie de leurs créances pour que la Grèce redevienne solvable.

Mais l'Allemagne, premier contributeur aux fonds de soutien financier mis en place par la zone euro, rejette pour l'instant cette idée en arguant du fait qu'elle serait contraire au droit européen.

Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a appuyé jeudi la position de Berlin.

"La solution passera par une combinaison de plusieurs éléments, un seul ne suffit pas. Mais il est essentiel que l'on ne touche pas au principal (de la dette). Il y a unanimité à ce sujet au sein de la zone euro", a-t-il assuré.

Cette unanimité a été ébréchée par des déclarations de Luc Coene, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, qui a jugé probable un effacement d'au moins une partie de la dette grecque lors d'un débat à l'université de Gand, selon des propos rapportés jeudi par le quotidien belge De Standaard.

La dette publique grecque devrait représenter 190% de son produit intérieur brut (PIB) l'an prochain, ce qui rend très improbable un retour à l'objectif de 120% du PIB fixé pour 2020.   Suite...

 
<p>Le commissaire europ&eacute;en aux Affaires &eacute;conomiques et mon&eacute;taires a exclu jeudi tout effacement de la dette grecque en r&eacute;action au soutien apport&eacute; pour la premi&egrave;re fois par un membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale europ&eacute;enne &agrave; cette solution, pr&eacute;conis&eacute;e par le Fonds mon&eacute;taire international (FMI). /Photo prise le 6 novembre 2012/REUTERS/Yorgos Karahalis</p>