Wall Street a pâti du "mur budgétaire" et du Moyen-Orient

mercredi 14 novembre 2012 22h34
 

par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en baisse de près de 1,5% mercredi, les investisseurs s'inquiétant à la fois du risque d'impasse dans les négociations visant à éviter le "mur budgétaire" et d'une escalade des tensions au Moyen Orient.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a cédé 1,45%, soit 185,23 points, à 12.570,95. Le S&P-500, plus large, a perdu 19,04 points, soit 1,39%, à 1.355,49. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 37,08 points (-1,29%) à 2.846,81.

Sur les six séances qui ont suivi la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis le 6 novembre, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, a perdu 5,1%. Depuis le début de l'année, il reste en hausse de 7,8%.

Lors d'une conférence de presse organisée deux jours avant l'ouverture de discussions avec les chefs de file du Congrès, Barack Obama a réaffirmé qu'il ne prolongerait pas les baisses d'impôts mises en oeuvre par l'administration Bush pour les 2% d'Américains les plus fortunés.

Il a ajouté que la seule suppression des niches fiscales et des déductions dont bénéficie cette frange de la population, solution mise en avant par le camp républicain, ne suffirait pas à résorber les déficits, tout en se disant confiant sur la possibilité de parvenir à une "solution équilibrée" d'ici la fin de l'année.

L'expression "mur budgétaire" ("fiscal cliff") recouvre la coïncidence, en début d'année prochaine, entre la fin des exonérations fiscales décidées sous George Bush et prolongées pour deux ans en 2010 et la mise en oeuvre de coupes automatiques dans les dépenses publiques prévues par l'accord de 2011 sur le relèvement du plafond de la dette.

Selon les estimations du Congressional Budget Office, l'organisme parlementaire bipartisan de contrôle des finances publiques, si aucun accord n'est trouvé, cette combinaison de hausses d'impôts et de baisse des dépenses estimée au total à 600 milliards de dollars pourrait faire replonger les Etats-Unis dans la récession.

"Je pense que l'on se dirige vers une solution de dernière minute. Dans l'intervalle, le marché boursier est susceptible de recevoir des coups tous les jours", a déclaré Michael Cheah, gérant de portefeuille chez SunAmerica Asset Management.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>