La dette des entreprises dans la ligne de mire des investisseurs

mercredi 14 novembre 2012 20h07
 

par Blandine Hénault

PARIS (Reuters) - A l'occasion des publications trimestrielles du CAC 40, les investisseurs ne se sont pas seulement penchés sur la rentabilité des grandes entreprises françaises, mais ont été aussi attentifs à leur niveau de dette dans un environnement macroéconomique difficile.

En témoigne le parcours boursier d'EADS dont le cours a chuté de 5% depuis sa publication trimestrielle jeudi dernier, alors même que la société publiait des résultats meilleurs que prévu.

Les investisseurs se sont inquiétés de la détérioration du cash flow du groupe européen d'aéronautique et de défense.

"C'est une chose d'avoir de bons résultats, c'est encore mieux quand vous avez la capacité de transformer ce résultat en cash flow", relève Pierre Nebout, co-responsable de la gestion actions européennes chez Edmond de Rothschild AM.

"Cela permet à la fois d'améliorer la qualité du bilan en réduisant le niveau de la dette et de donner un indicateur sur la capacité pour le titre à pouvoir distribuer un dividende", explique-t-il.

A l'inverse d'EADS, d'autres sociétés ont profité de leur publication trimestrielle pour rassurer sur leur solidité financière. C'est le cas d'Alstom, qui était très attendu sur sa trésorerie depuis l'annonce d'une augmentation de capital début octobre.

Le groupe a indiqué que son flux de trésorerie serait positif pour l'exercice en cours. Son titre a regagné 6,2% depuis un point bas touché le 29 octobre.

Autre exemple, la publication trimestrielle de PagesJaunes mardi a été complètement occultée par l'annonce le même jour d'un accord sur le refinancement de la dette du groupe qui a fait depuis s'envoler le titre de 45,5%.   Suite...

 
<p>A l'occasion des publications trimestrielles du CAC 40, les investisseurs ne se sont pas seulement pench&eacute;s sur la rentabilit&eacute; des grandes entreprises fran&ccedil;aises, mais ont &eacute;t&eacute; aussi attentifs &agrave; leur niveau de dette dans un environnement macro&eacute;conomique difficile. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>