Wall Street finit en recul à cause de l'économie et de Microsoft

mardi 13 novembre 2012 22h20
 

NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions américains ont terminé en baisse mardi, au terme d'une séance en dents de scie, le soutien apporté par le secteur de la distribution n'ayant pas suffi à occulter les craintes liées aux risques économiques en Europe et aux Etats-Unis et les questions sur l'avenir de Microsoft.

Le Dow Jones des 30 valeurs industrielles américaines a perdu 0,46%, 58,90 points, à 12.756,18, le Standard & Poor's 500, indice de référence des gérants de fonds, a cédé 0,40%, 5,50 points, à 1.374,53 et le Nasdaq, à forte pondération technologique, abandonné 0,70%, 20,37 points, à 2.883,89

Home Depot, numéro un mondial de l'aménagement intérieur, a fait état dans la journée de résultats supérieurs aux attentes qui lui ont permis de terminer sur une hausse de 3,63% à 63,38 dollars.

Les technologiques ont nettement sous-performé, après l'annonce du départ d'un cadre de Microsoft (-3,21%) pressenti pour succéder à l'actuel directeur général Steve Ballmer.

Au delà des résultats, les marchés ont les yeux toujours rivés sur l'Europe où se joue le destin de la Grèce.

"Les mouvements de séance ont été assez élevés aujourd'hui dans un marché imprégné de rumeurs, principalement en provenance d'Europe", a souligné Ryan Detrick de Schaeffer Investment Research à Cincinnati.

Un conflit ouvert entre les bailleurs de fonds de la République hellénique sur les moyens de rendre la dette du pays soutenable à long terme retarde le versement d'une nouvelle tranche d'aide et réveille les craintes d'une dislocation de la zone euro.

Les inquiétudes sont également nourries par le climat d'incertitude qui prévaut aux Etats-Unis où la question du "mur budgétaire" reste posée.

Ces craintes ont conduit le S&P 500 à enregistrer la semaine dernière sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le mois de juin.

"L'attention des marchés se porte de plus en plus sur la possibilité que les Etats-Unis ne parviennent pas à gérer correctement le fiscal cliff", a noté Ari Wald de PrinceRidge Group relevant le paradoxe selon lequel les marchés d'actions des économies développées parviennent à surperformer ceux des Etats-Unis en dépit de la crise de la dette souveraine européenne.

Angela Moon, Nicolas Delame pour le service français

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>