François Hollande défend ses choix économiques face à la crise

mardi 13 novembre 2012 21h11
 

par Jean-Baptiste Vey et Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - François Hollande a défendu mardi ses choix économiques pour faire face à la crise et confirmé les objectifs de la France en matière de baisse des déficits publics, même s'il a appelé les Européens à réfléchir au rythme de l'ajustement budgétaire.

Le chef de l'Etat, qui tenait sa première conférence de presse, a insisté en outre sur la nécessité de réformer l'Etat et le système social pour le rendre plus efficace et plus juste.

"Nous vivons bien plus qu'une crise, nous vivons un changement du monde", a-t-il dit.

"Et c'est pourquoi depuis six mois, j'ai fait mes choix et je m'y tiens sans avoir besoin de prendre je ne sais quel tournant, je ne sais quel virage car ces choix sont conformes à mes engagements, à mes principes et surtout, aux intérêts de la France."

La situation économique de la France "est grave", a lancé le président, citant la hausse durable du chômage, "le décrochage productif" et "la perte continue de compétitivité depuis dix ans".

S'agissant des déficits publics, il a souligné que la France n'avait d'autre choix que de les ramener à 3% du PIB fin 2013, après 4,5% attendu fin 2012, pour conforter sa crédibilité sur les marchés financiers.

"Notre crédibilité est aujourd'hui assurée, les taux d'intérêt sur notre dette publique sont parmi les plus bas de notre histoire", a-t-il dit.

Les dépenses publiques seront réduites de 12 milliards d'euros par an, a-t-il poursuivi, en indiquant qu'elles devraient pouvoir prendre le relais des prélèvements, fortement relevés sur 2012 et 2013, pour atteindre l'équilibre des finances publiques à la fin du quinquennat.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande a d&eacute;fendu mardi &agrave; Paris, lors de sa premi&egrave;re conf&eacute;rence de presse, ses choix &eacute;conomiques pour faire face &agrave; la crise et a confirm&eacute; les objectifs de la France en mati&egrave;re de baisse des d&eacute;ficits publics, tout en appelant les Europ&eacute;ens &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir au rythme de l'ajustement budg&eacute;taire. /Photo prise le 13 novembre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>