Renault veut restructurer ses fonctions support en France

mardi 13 novembre 2012 15h41
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Renault a proposé mardi à ses syndicats un regroupement des fonctions support de ses sites français et un recours accru à la mobilité afin de gagner en compétitivité et de préserver les usines du groupe en France.

Face à la dégradation du marché automobile européen, le groupe au losange a engagé la semaine dernière des négociations pour rendre ses sites français plus compétitifs, sur le modèle de l'usine Nissan de Sunderland en Grande-Bretagne ou du site Renault de Palencia, en Espagne.

"La direction a déclaré que dans le cadre d'un accord global sur l'ensemble des mesures proposées au cours du cycle de négociations, elle pourrait s'engager à ne pas fermer d'usine en France malgré un marché européen sans véritable croissance à l'horizon du plan stratégique 2016", a indiqué une porte-parole du groupe à l'issue de la deuxième séance de négociations.

Jusqu'ici, la direction disait simplement attendre l'issue des discussions pour décider de l'attribution de nouveaux modèles aux sites français.

Renault a proposé mardi la création de deux grands pôles régionaux pour remédier à la dispersion géographique de ses usines : un pôle ouest qui regrouperait les sites de Flins, Cléon et Sandouville, et un pôle nord-est qui rassemblerait les usines de Douai, Maubeuge et Batilly.

Cette réforme permettrait de mutualiser les fonctions dites de "back office" (comptabilité, ressources humaines, maintenance, achats, logistique, communication...) entre tous les sites d'un même pôle, afin de réaliser des économies d'échelle, et de faciliter la mobilité des salariés entre les sites d'une même zone géographique.

"Sur la mobilité, il reste à définir dans quelles conditions elle va se mettre en place", a déclaré Dominique Chauvin, représentant CFE-CGC chez Renault. "Sur l'impact de la mutualisation sur les effectifs de structure, nous avons posé la question, mais la direction n'a pas donné de chiffre, elle avance à pas de loup à chaque réunion."

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<p>Renault dit &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; pr&eacute;server l'ensemble de ses usines en France si les syndicats acceptent en &eacute;change de signer un accord pour am&eacute;liorer la comp&eacute;titivit&eacute; des sites du groupe dans l'Hexagone. /Photo prise le 2 novembre 2012/REUTERS/Christian Hartmann</p>