Lagardère attend des recettes publicitaires en net recul en 2012

mardi 13 novembre 2012 15h31
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Lagardère anticipe cette année un net recul de ses recettes publicitaires, qui ont déjà pénalisé son chiffre d'affaires au troisième trimestre dans un marché dégradé depuis la rentrée.

Le groupe de médias a également annoncé mardi la très probable cession en 2013 des 7,5% qu'il détient dans le groupe d'aérospatiale et de défense EADS, et a dit viser une introduction en Bourse de ses 20% dans Canal+ France (groupe Vivendi) au premier semestre 2013.

Les principaux groupes publicitaires mondiaux, comme Publicis, le britannique WPP et l'américain Omnicom, ont été surpris par le coup d'arrêt du marché publicitaire en septembre, qui a principalement affecté l'Europe, et par l'attentisme d'un nombre croissant d'annonceurs.

Le groupe allemand de médias Bertelsmann et sa filiale RTL Group ont eux aussi souligné mardi que la réduction des dépenses publicitaires aurait un impact sur leurs résultats de cette année.

Le chiffre d'affaires de Lagardère a reculé de 0,4% à données comparables au troisième trimestre à 1,963 milliard d'euros, en ligne avec les attentes des analystes, un recul limité par la dynamique des ventes de ses boutiques dans les aéroports et des livres à succès de son pôle édition.

L'action Lagardère cédait 1,21% à 20,745 euros à 15h10, ramenant sa hausse depuis le début de l'année à 1,7% - contre 10,4% pour l'indice européen des médias - après un plongeon de 34% en 2011.

Les analystes pointent la chute de 11,5% à données comparables du chiffre d'affaires de Lagardère Active, le pôle audiovisuel et presse, une baisse plus marquée que prévu en raison d'un recul des recettes publicitaires dans la presse magazine et la radio.

OBJECTIF 2012 CONFIRMÉ   Suite...

 
<p>Arnaud Lagard&egrave;re, g&eacute;rant de LAgard&egrave;re SCA. Lagard&egrave;re a subi au troisi&egrave;me trimestre une d&eacute;gradation du march&eacute; publicitaire fran&ccedil;ais, entra&icirc;nant un recul de son chiffre d'affaires limit&eacute; par la dynamique des ventes de ses boutiques dans les a&eacute;roports. /Photo prise le 3 mai 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>