E.ON avertit sur 2013, le titre chute

mardi 13 novembre 2012 10h36
 

FRANCFORT (Reuters) - E.ON, le numéro un européen des services aux collectivités, redoute un fléchissement de la demande d'électricité en Europe et n'exclut pas de nouvelles mesures d'économies après avoir revu en baisse ses perspectives pour l'année prochaine.

Le groupe a publié mardi des résultats en hausse pour les neuf premiers mois de l'année, sans parvenir à dissiper les inquiétudes suscitées par son avertissement de lundi soir sur 2013.

A la Bourse de Francfort, le titre plonge de 8,85% à 15,08 euros après une heure d'échanges, la plus forte baisse de l'indice allemand Dax-30 et de l'indice paneuropéen Stoxx 50. Dans son sillage, le concurrent RWE lâche 2,67%.

"Dans la plupart des marchés européens, la marge brute pour les centrales au gaz approche de zéro ou est déjà négative. Un facteur est que la demande d'électricité reste très basse", a expliqué Johannes Teyssen, président du directoire d'E.ON, en présentant les résultats mardi.

La baisse de la demande en Europe, sur fond de crise économique, a pesé sur l'activité des fournisseurs d'électricité.

Selon des estimations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande totale d'énergie primaire dans l'Union européenne devrait décliner de 2% sur la période 2010-2015 alors qu'elle augmentera de 10% dans le monde.

Les centrales d'E.ON en Europe, Russie incluse, ont représenté 42% de son résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) sur les neuf premiers mois de 2012.

Lundi soir, E.ON a surpris en faisant savoir qu'il était en train de réexaminer ses perspectives de résultats pour 2013 en raison des risques importants liés à la conjoncture économique.

Outre la crise, les producteurs allemands sont affectés par la décision du gouvernement de renoncer progressivement au nucléaire après la catastrophe de Fukushima, au Japon, en 2011.   Suite...

 
<p>E.ON, le num&eacute;ro un europ&eacute;en des services aux collectivit&eacute;s, redoute un fl&eacute;chissement de la demande d'&eacute;lectricit&eacute; en Europe et n'exclut pas de nouvelles mesures d'&eacute;conomies apr&egrave;s avoir revu en baisse ses perspectives pour l'ann&eacute;e prochaine. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender</p>