Scor dit pouvoir absorber la facture de l'ouragan Sandy

mardi 13 novembre 2012 10h38
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Le réassureur Scor a fait savoir mardi que le groupe serait en mesure d'absorber au quatrième trimestre les dégâts liés à l'ouragan Sandy aux Etats-Unis après avoir vu son résultat net progresser de près de 40% au cours des neuf premiers mois de l'année.

Lors d'une conférence téléphonique, Denis Kessler, le PDG de Scor, a souligné qu'il était encore trop tôt pour chiffrer avec précision la facture de la tempête qui a frappé fin octobre le nord-est des Etats-Unis mais en estime le coût entre 20 à 25 milliards de dollars pour l'ensemble du secteur de l'assurance et de la réassurance.

"Personne ne peut donner aujourd'hui une estimation précise. Nous avons très peu d'informations à l'heure actuelle sur les sinistres", a déclaré Denis Kessler à l'occasion de la présentation des résultats trimestriels de Scor.

"Nous pensons (...) que le coût de Sandy pourrait être, pour l'assurance et la réassurance, autour de 20 à 25 milliards de dollars", a-t-il ajouté.

Il a à cette occasion précisé que le budget constitué pour couvrir les catastrophes naturelles et les réserves financières constituées ces dernières années permettraient au groupe de réassurance d'absorber les coûts de la tempête.

"Nous considérons que nous pouvons absorber normalement Sandy au quatrième trimestre", a dit le PDG de Scor.

Se basant sur les calculs de l'agence de modélisation des risques Eqecat, qui chiffrait en première estimation les dégâts liés à Sandy entre 10 et 20 milliards de dollars, l'agence de notation Fitch estimait début novembre que les réassureurs étaient en mesure de gérer la catastrophe.

Pour les neuf premiers mois de l'année, Scor a dégagé un bénéfice net de 318 millions d'euros contre 228 millions un an plus tôt.   Suite...

 
<p>Scor a annonc&eacute; mardi un r&eacute;sultat net en hausse de 39,5% &agrave; 318 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'ann&eacute;e et a confirm&eacute; ses objectifs financiers en d&eacute;pit d'un environnement &eacute;conomique et financier toujours d&eacute;favorable. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>