La Grèce obtient un délai mais pas d'aide dans l'immédiat
par Jan Strupczewski et Annika Breidthardt
BRUXELLES (Reuters) - Les bailleurs de fonds de la Grèce ont accepté lundi d'accorder deux années supplémentaires à Athènes pour réaliser les économies qu'ils lui réclament mais la zone euro et le FMI restent en désaccord sur l'évolution à plus long terme de la dette publique grecque.
Les ministres des Finances de la zone euro réunis à Bruxelles n'ont pas débloqué la nouvelle tranche de l'aide financière qui maintient à flot l'Etat grec et le délai supplémentaire qu'ils lui ont accordé représente un besoin de financement supplémentaire de près de 33 milliards d'euros selon un document préparé pour la réunion.
"L'Eurogroupe conclut que les objectifs budgétaires révisés demandés par le gouvernement grec et rapportés par la troïka seraient un ajustement approprié", a déclaré Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, lors d'une conférence de presse à l'issue de près de six heures de discussions.
Il a précisé que l'Eurogroupe se réunirait de nouveau le 20 novembre et des officiels ont précisé que de nouvelles discussions seraient nécessaires la semaine suivante avant qu'un accord puisse être bouclé.
Le Parlement grec avait adopté dimanche soir le projet de budget 2013 après avoir validé mercredi un plan d'austérité censé lui permettre d'obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros.
Mais l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) doivent encore s'accorder sur les moyens de rendre la dette publique grecque soutenable sur le long terme.
La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a jugé nécessaires de conforter encore les mesures budgétaires adoptées.
Un rapport de la troïka (la Commission européenne, le FMI et la Banque centrale européenne) estime à 32,6 milliards d'euros d'ici 2016 le coût engendré par l'octroi à Athènes d'un délai de deux ans supplémentaires. Suite...

