Les bonus devraient fortement baisser à la City en 2012

lundi 12 novembre 2012 10h51
 

LONDRES (Reuters) - Les bonus des employés du secteur financier londonien vont être divisés par plus de deux en 2012, à 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d'euros), après une année marquée par le ralentissement des affaires et une fronde de l'opinion publique contre les hauts salaires, selon une étude publiée lundi par le Centre for Economics and Business Research (CEBR).

Les bonus continueront à diminuer jusqu'en 2015, rapporte l'institut d'études. En parallèle, l'emploi à la City, le centre financier de Londres, va également continuer à chuter, ce qui permettra à des centres financiers concurrents, comme Hong Kong, de dépasser en taille Londres dans les trois prochaines années, ajoute le CEBR.

Les bonus de 2012, qui doivent être versés en janvier ou février de l'année prochaine, seront diminués de plus de 86% comparés aux 11,5 milliards de livres touchées en 2007, quand les affaires étaient en forte croissance, juste avant la crise financière, poursuit l'institut.

Le CEBR, qui prévoyait initialement un niveau de bonus pour 2012 de 2,3 milliards de livres, table pour 2015 sur un montant de 1,2 milliard de livres avant un léger retour à la hausse.

Les bonus de l'année dernière se sont élevés à 4,4 milliards de livres selon le CEBR.

"Le plus grand perdant c'est le fisc, qui gagne généralement plus des bonus de la City que les employés", déclare dans un communiqué Douglas McWilliams, directeur général du CEBR.

Ce dernier ajoute que les revenus du gouvernement tirés de la City, en prenant en compte les impôts sur les sociétés et d'autres prélèvements, devraient atteindre 40 milliards de livres en 2012, presque moitié moins que les 70 milliards touchés en 2007/2008.

En parallèle, la City de Londres va subir 13.000 suppressions de postes supplémentaires en 2013.

Sarah White, Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

 
<p>Les bonus des employ&eacute;s du secteur financier londonien vont &ecirc;tre divis&eacute;s par plus de deux en 2012, &agrave; 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d'euros), apr&egrave;s une ann&eacute;e marqu&eacute;e par le ralentissement des affaires et une fronde de l'opinion publique contre les hauts salaires, selon une &eacute;tude publi&eacute;e lundi par le Centre for Economics and Business Research. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Winning</p>