Wall Street finit en légère hausse, le "mur" inquiète

vendredi 9 novembre 2012 22h18
 

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en légère hausse vendredi, après avoir effacé une partie importante des gains accumulés en séance après que des déclarations successives du chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants John Boehner et du président américain Barack Obama ont suggéré qu'un compromis sur le "mur budgétaire" était encore très éloigné.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a avance de 0,03%, soit 4,07 points, à 12.815,39 points. Le S&P-500, plus large, a pris 2,34 points, soit 0,17%, à 1.379,85 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 9,29 points (+0,32%) à 2.904,87 points.

En séance, le S&P 500 et le Nasdaq ont gagné jusqu'à 1% après des indicateurs macro-économiques montrant que le sentiment du consommateur était à son plus haut depuis cinq ans et que les stocks des grossistes avaient bondi en septembre.

Sur la semaine, marquée par la réélection de Barack Obama à la présidence américaine, le Dow Jones a chuté de 2,1%, le S&P 500 de 2,4% et le Nasdaq de 2,6% en raison des craintes suscitées par le "mur budgétaire".

Jeudi, le S&P 500 est tombé sous sa moyenne mobile sur 200 jours pour la première fois en cinq mois, ce qui pourrait être un indicateur d'une tendance baissière prolongée sur le marché actions.

Barack Obama a proposé vendredi aux républicains de parvenir à un compromis pour éviter que les Etats-Unis ne se retrouvent devant le "mur budgétaire" qui se profile, tout en réaffirmant qu'une hausse des impôts pour les Américains les plus fortunés doit faire partie d'un accord.

L'expression "mur budgétaire" recouvre la coïncidence, le 1er janvier 2013, de l'expiration de baisses d'impôt mises en oeuvre par l'administration Bush et de réductions de dépenses qui avaient été programmées précisément pour pousser les législateurs à conclure un accord budgétaire de long terme.

Faute d'accord, ces coupes budgétaires et ces hausses d'impôt, qui représentent un total de 600 milliards de dollars, risquent de "plomber" une reprise économique déjà chancelante.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES MARCH&Eacute;S AM&Eacute;RICAINS</p>