CASA affiche une perte de 2,85 milliards d'euros au 3e trimestre

vendredi 9 novembre 2012 11h53
 

par Matthias Blamont et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Crédit agricole S.A. a publié vendredi une perte nette de 2,85 milliards d'euros au titre du troisième trimestre, un résultat très mal accueilli par le marché qui intègre l'impact de la cession de sa filiale grecque Emporiki et d'autres éléments exceptionnels en partie liés à sa réorganisation.

La banque Crédit agricole a toutefois confirmé dans un communiqué son ambition d'afficher un ratio de solvabilité "common equity tier 1" sous Bâle III supérieur à 10% fin 2013.

Comme Société générale jeudi et BNP Paribas mercredi, la "banque verte" fait valoir que son programme d'ajustement de bilan engagé l'an dernier est achevé. Les emplois pondérés des risques dans la banque de financement et d'investissement (BFI) ont notamment reculé de près de 40 milliards d'euros depuis le 1er janvier.

Le directeur général de CASA, Jean-Paul Chifflet, a indiqué qu'il n'envisageait pas d'augmentation de capital à ce stade.

Vers 11h30, l'action effaçait 6,27% à 5,55 euros à la Bourse de Paris, plus forte baisse du CAC 40. L'indice sectoriel des banques de la zone euro cédait 1,67%.

"Ces résultats sont la marque d'une période de transition avec les déconsolidations d'Emporiki, Cheuvreux et Bankinter. Mais les résultats traduisent tout de même une performance médiocre dans l'activité", soulignent les analystes de Crédit suisse.

"C'est le dossier du jour. Le titre avait pas mal monté avec la sortie d'Emporiki et les chiffres de BNP Paribas, maintenant la publication est assez décevante", réagit pour sa part Yves Marçais, vendeur action auprès de Global Equities.

"Il faut regarder les chiffres en enlevant tous les exceptionnels pour bien les analyser. Et même là, on a l'impression qu'ils sont insuffisants."   Suite...

 
<p>Cr&eacute;dit agricole S.A. publie une perte nette de 2,85 milliards d'euros au titre du troisi&egrave;me trimestre, un r&eacute;sultat qui int&egrave;gre l'impact de la cession de sa filiale grecque Emporiki et d'autres &eacute;l&eacute;ments exceptionnels li&eacute;s &agrave; sa r&eacute;organisation. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>